Émerveillement ordinaire : Entretien avec Daniel Odier.

Dans Tantra, l’initiation d’un Occidental à l’amour absolu, Daniel Odier racontait sa rencontre et son initiation au tantrisme cachemirien auprès d’une yogini indienne, Devî. Depuis trois ans, il transmet les enseignements de l’école Pratyabhijnâ de la « Reconnaissance spontanée » du Soi.

 

Nouvelles Clés : Tradition indienne d’origine lointaine, voie spirituelle toujours d’actualité, système de pratiques énergétiques et sexuelles : dès que l’on parle de tantrisme, en Occident, la confusion règne... À la lumière de votre expérience, qu’est-ce que le tantrisme ?

Daniel Odier : Le tantra est, pour moi, une voie millénaire et absolue en laquelle chacun est « reconnu » comme ayant en son propre cœur les attributs de la divinité (« Reconnaissance spontanée » : c’est le sens du mot Pratyabhijnâ, l’école dont j’ai reçu la transmission de mon maître cachemirien, la yogini Devî). Le Soi est Shiva, la conscience porte en elle l’essence du divin. La voie consiste à reconnaître cette essence en soi, par l’enseignement ou de manière spontanée.

N. C. : Rien à voir, donc, avec les pratiques ou thérapies sexuelles qui ne cessent de se multiplier sous le nom de « Tantra » ?

D. O. : Pour moi, il n’y a pas de tantra sans transmission et sans lignée qui remonte à la source, et toute la confusion vient de là. Les lignées du « néo-tantra » ne remontent pas en deçà de leurs initiateurs, elles ont une trentaine d’années. Depuis toujours, le mot « tantra » a fasciné, et les écoles les plus étranges s’en sont réclamées. Il y a eu des sectes qui promulguaient le meurtre rituel, comme les fameux Thugs, dont l’origine remonte au Moyen-Âge et qui se transformèrent en guerilleros contre les colons anglais, mais aussi d’autres sectes pour lesquelles le cannibalisme ou la violence contre les brahmanes faisaient acquérir des mérites spirituels... La force du tantra, c’est qu’il balaye toutes les déviances apparues depuis un ou deux millénaires. Les déviances contemporaines sont très « soft » et mineures, en importance si ce n’est en nombre, et si naïves qu’elles se sont toutes accrochées à la sexualité, qui est vraiment le miroir aux alouettes contemporain. Mais on peut comprendre ce désir de transformer une voie millénaire d’une profondeur et d’une subtilité incomparables en « prêt à jouir » spirituel : c’est notre tendance générale actuelle. Elle vient simplement de l’ignorance et de l’absence de filiation. Ceux qui prétendent l’enseigner n’ont même pas eu accès à la partie « sexuelle » des enseignements auxquels ils se croient rattachés, et qui dans la tradition n’est enseignée que de manière exceptionnelle. Elle n’est d’ailleurs absolument pas indispensable, et on peut parcourir toute la voie traditionnelle sans qu’elle ait lieu.Il y a donc un leurre total. Les thérapies sexuelles telles qu’elles sont apparues dans les années soixante ont leur valeur propre, leurs connaissances profondes des mécanismes sexuels et de leurs techniques. Elles n’ont pas besoin du passeport mystique. Pourquoi leur accoler le mot « tantra » ?

N. C. : D’où vient, pourtant, que le tantrisme véhicule une image à ce point associée à la sexualité ?

D. O. : La sexualité du tantrika, c’est le rapport de toute la sensorialité avec le monde. C’est le frémissement (spanda) qui naît lorsque le désir se satisfait de sa propre incandescence en ayant abandonné toute idée d’atteindre un être ou un objet. Il y a alors complétude. Un être qui a besoin de l’autre pour masquer son incomplétude, ou pour la nourrir, ne connaît que des « rapports sexuels », une tentative illusoire d’achèvement qui tient du cannibalisme mutuel et porte en lui de la violence, du désespoir et une certaine forme de désillusion, de beauté tragique, qui est d’ailleurs l’une des matières premières de l’art. Pour celui qui est sur la voie tantrique, l’union sexuelle peut être une manière de jeu merveilleux qui commence à être vécu, par instants de grâce, comme une expérience directe, sans que la pensée différenciatrice s’impose. C’est un jeu passionné sur un terrain accidenté où l’aspirant touche aux limites de son abandon, au surgissement de la pensée, au blocage de la spontanéité, au manque de confiance qu’il peut avoir quant à la sagesse de son propre corps. Lorsque cela peut être vécu de cette manière, c’est une ascèse, car on s’aperçoit très vite de nos limitations, de nos projections, de notre solitude que nous cherchons à masquer au lieu de la vivre. Aller au fond de sa solitude, c’est voir qu’elle est une construction mentale et la faire éclore dans l’expérience non-duelle. Ces jeux nous aident à frôler l’essence des choses et, lorsque la paix profonde de la yogini accomplie touche la paix profonde du yogin, se révèle la puissance de la Shakti qu’on appelle Kundalini. À cet instant, il n’y a pas de dualité, pas de début, pas de fin, pas de « rapport », mais un frémissement qui, comme l’amour, ne saurait naître, atteindre son acmé puis disparaître. Lorsqu’il y a sexualité, il n’y a plus d’espace-temps. Il ne s’agit pas de transcender le désir mais, au contraire, de le porter à une telle incandescence qu’il inclut « l’autre » dans son propre frémissement.

N. C. : On parle souvent de « voie de la main droite » et « voie de la main gauche ». Qu’en est-il de cette distinction ?

D. O. : Dans les réunions tantriques, au Cachemire, les adeptes qui pratiquent le rituel sexuel sont placés à la gauche du maître, les autres à sa droite. Comme ils sont assis en cercle, il y a un moment où la gauche n’est plus différente de la droite... Par extension, ceux qui pratiquent les trois M, c’est à dire consomment de la viande (mâmsa) à l’occasion, de l’alcool (madya) ou des substances hallucinogènes, et pratiquent l’union sexuelle (maithuna) sont considérés comme pratiquants de la main gauche. Mais, plus généralement, on peut dire qu’un maître authentique pratique avec l’intégralité de ce qui est, et que, même sans avoir reçu de transmission sexuelle, on peut être considéré comme pratiquant de la main gauche lorsque les sentiments violents sont intégrés à la voie. Même le maître le plus doux sera, à l’occasion, un maître de la main gauche, lorsqu’il faudra que le disciple affronte sa peur fondamentale. Fondamentalement, ce sont des divisions d’universitaires puritains qui se servent de cette dualité pour condamner la voie de la main gauche. Ces divisions ne correspondent pas à la réalité.

N. C. : Vous-même, vous avez reçu cette initiation à maithuna. Vous l’évoquez dans votre livre. La transmettez-vous ?

D. O. : Je ne me sens pas encore la capacité de la transmettre, car je sais ce qu’elle est en réalité. Les vrais chercheurs n’aspirent pas à l’union sexuelle avec celui qu’ils suivent, mais à la conscience du Soi. Je les respecte. Lorsqu’il n’y a ni tabous, ni puritanisme, ni soif de pouvoir, ni prétention à être un maître, ni limite, il n’y a pas de passage à l’acte, tout n’est qu’harmonie, grâce et spontanéité.

N. C. : Quel est le rôle du maître, dans la tradition tantrique ?

D. O. : Dans un sens profond, le maître n’est que le miroir de notre propre liberté fondamentale. Il n’est jamais un intercesseur, il n’a rien à nous donner, nous avons tout en nous. On dit qu’une sadhana commence lorsque le disciple comprend qu’il n’est pas différent du maître. Il n’y a donc jamais d’allégeance. On peut dire que les maîtres tantriques sont là pour faire éclater le syndrome de soumission. Un maître nous pousse à l’examen, à la critique, à la vigilance, à l’irrespect, au non-conformisme, d’autant plus qu’il accepte et montre que le travail est incessant, même pour lui. Aucun maître tantrique ne devrait d’ailleurs se présenter comme un maître, puisqu’il n’a rien à transmettre. Tout est déjà présent chez le disciple. Ce qui se manifeste dans ce rapport, c’est de l’amour sans objet qui dissipe simplement les brumes et les opacités qui nous faisaient croire que quelqu’un allait nous libérer. On se met à l’écho de la spontanéité de celui qui nous accompagne dans cette reconnaissance, pour nous faire goûter à la liberté d’être.

N. C. : Quelles sont les qualités requises pour suivre cette voie ?

D. O. : L’incandescence, la passion, l’acceptation intégrale de ce qui constitue l’être humain, l’ombre et la lumière. L’allergie aux groupes, aux préceptes, à l’obéissance, à la purification, aux croyances de toutes sortes, à tout attrait New Age. Le doute par rapport au maître, l’absence de doute par rapport à ses propres capacités. Le simple désir de ne rien être d’autre qu’un être ordinaire jouissant de l’intégralité de ses capacités au sein d’une société telle qu’elle est. Il n’y a pas de place, dans le tantrisme, pour le surhomme détenteur de secrets et de pouvoirs extraordinaires ; donc pas de place pour le rêve romantique du sacré. Rien que la réalité intégrale.

N. C. : Pas de place, non plus, pour cet autre rêve romantique d’une relation amoureuse « épanouie », « sacralisée » par la pratique tantrique ?

D. O. : Encore une fois, nous avons affaire à un fantasme d’Occidental. La sexualité est, dans l’égalité avec toute autre manifestation de la sensorialité, un lieu de Conscience. D’ailleurs, dans les pratiques du Vijnânabhairava tantra, sur cent-vingt ou cent-trente pratiques, il n’y en a que trois qui concernent maithuna. C’est dire à quel point la sexualité, dans le sens où nous l’entendons habituellement, est intégrée au tout. Pratiquement, il y a un abandon au souffle profond, qui fait qu’il n’y a plus de différence entre maître et disciple. À ce point, l’identité se fête par la Grande Union. Alors, l’orgasme n’a plus besoin de la détente de l’éjaculation, car le tantrika a intégré l’énergie féminine. L’idéal tantrique est celui de l’intégration de la dualité homme-femme dans la plénitude. Shiva est souvent représenté comme un hermaphrodite. Il est capital de bien comprendre qu’on ne dévoile pas la Conscience à coups d’exercices énergétiques, d’agitation, de gesticulations, de danses pseudo-chamaniques et autres friandises du « faire », mais par la lente et douce émergence de l’amour sans objet, qui attend paisiblement que nous cessions de poursuivre l’inatteignable.

N. C. : En quoi la sâdhana du tantrisme peut-elle convenir aux Occidentaux ?

D. O. : Le tantrikâ considère qu’entrer dans la voie, c’est accepter son corps, sa sensorialité, ses émotions et ses pensées comme le lieu même de l’éveil. Mais il considère également que ce noyau de conscience incandescent est sous-jacent à toute manifestation de l’univers. Tout n’est que conscience, pour lui. Sa pratique est donc de laisser affleurer la conscience dans tous les mouvements de la vie, afin que la conscience intérieure et la conscience extérieure s’unifient dans leur réalité commune, et que cesse la perception fallacieuse de la dualité. Cette non-séparation du tantrikâ et de l’univers me paraît merveilleusement adaptée à tous ceux qui sont insatisfaits par les dogmes, les croyances et l’assujettissement à une autorité religieuse. Pourtant, c’est une voie difficile, car elle passe par l’abandon de tous les points d’ancrage et nous, les Occidentaux, en avons beaucoup. Ce n’est surtout pas une voie de facilité, et nous aimons la facilité ; nous aimons tout ce qui nous détourne de notre solitude. C’est une voie théoriquement simple mais pratiquement ardue, parce que non fantasmatique, fondée uniquement sur la Réalité au sein de la société, sans aucune échappatoire, sans possibilité de fuite dans le merveilleux, le rituel, la magie, les vies antérieures, les autres mondes, la métaphysique.

N. C. : Nombre de ceux qui cherchent une voie spirituelle sont motivés par un manque, un vide qu’ils disent ressentir dans leur vie. Ils espèrent un soulagement.

D. O. : La vie est insupportable tant qu’on ne la vit pas. La pratique n’est rien d’autre que la présence à la réalité. Lorsqu’on est présent, la lumière et la joie se dégagent de la banalité même, donc n’importe quelle perception, n’importe quelle émotion, n’importe quelle pensée, n’importe quelle action nous réveille à notre propre plénitude. C’est ce que nous appelons « l’inversion du support ». La vie ne change pas : c’est notre regard qui se modifie.

N. C. : Qu’est-ce que la pratique tantrique a changé dans votre vie ?

D. O. : Je suis passé de l’absence et de l’automatisme généralisé à la présence progressive, donc à la sensibilité toujours plus profonde de ce qui est là, spatial, étincelant, entrecoupé de moments d’absence qui sont considérés comme des préludes au rejaillissement de la Conscience. La culpabilité s’est graduellement éteinte et la spontanéité s’est accrue. Lorsqu’il y a ouverture, je peux accepter mon trouble ou mon absence.

L’émerveillement devant la réalité croît de jour en jour, les contacts sensoriels sont de plus en plus fins, si bien que tout fait entrer en frémissement. Les émotions ne sont plus antagonistes à la voie mais, libérées, elles deviennent au contraire son véhicule. La libre circulation des choses est de moins en moins bloquée par le mental, et la joie jaillit spontanément. L’action est plus immédiate, plus limpide. Il y a plus de lenteur, de grâce, de non-réactivité. La conscience des blocages est rapide, et l’auto-libération des phénomènes plus habituelle.

N. C. : Et dans la relation amoureuse ?

D. O. : Dans la relation amoureuse, ou dans la relation à « l’autre », cet « autre » disparaît en nous comme nous disparaissons en lui, dans le même mouvement. Il n’y a donc plus de projections. Reste l’amour, non de quelque chose ou de quelqu’un, mais l’amour tout court. Disons, plus simplement, qu’il y a une reconnaissance presque constante d’être en vie.

Maithuna, le rituel d’union sexuelle

L’initiation telle que je l’ai reçue est celle du frémissement de tous les sens, qui retournent ainsi à leur demeure qu’est la Conscience. Pour le tantrika, il n’y a pas de différence entre un rapport sexuel génital et le rapport sensoriel que nous entretenons avec la réalité qui nous entoure. Pour lui, l’activité ne mène pas à la Conscience : elle en procède, et y retourne, après s’être unie à l’objet. Rien ne vient de l’extérieur. La Conscience coule telle une source vers le monde, le touche profondément, en son noyau incandescent et frémissant, et revient à la Conscience dans une circulation continue. Maithuna est la reconnaissance que cette liberté est déjà atteinte par l’aspirant, et que le fruit du yoga est mûr. En aucun cas ce n’est un rituel dans le sens d’un acte magique qui permettrait de goûter à un état de plénitude qui nous ferait défaut. Pour prétendre à l’initiation, il faut avoir réalisé que le désir ne saurait se satisfaire d’un objet, et que l’incandescence est ce qui demeure quand le désir de quelque chose est consumé. Le samâdhi frémissant et continu est la porte étroite d’accès à maithuna, car l’union symbolise l’union préalable du tantrika et de l’univers. Beaucoup de maîtres la donnent d’ailleurs par le regard, le rêve lucide, le contact non génital, la voix ou l’esprit.

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Réponses à cette discussion

Je trouve ce texte très explicite et clair et suis touchée par l'ensemble du point de vue de Daniel Odier.
Je mets en exergue ce paragraphe englobant en quelques phrases, l'état d'esprit du tantrika, dans sa voie vers la libération, l'harmonie :


Le tantrikâ considère qu’entrer dans la voie, c’est accepter son corps, sa sensorialité, ses émotions et ses pensées comme le lieu même de l’éveil. Mais il considère également que ce noyau de conscience incandescent est sous-jacent à toute manifestation de l’univers. Tout n’est que conscience, pour lui. Sa pratique est donc de laisser affleurer la conscience dans tous les mouvements de la vie, afin que la conscience intérieure et la conscience extérieure s’unifient dans leur réalité commune, et que cesse la perception fallacieuse de la dualité. Cette non-séparation du tantrikâ et de l’univers me paraît merveilleusement adaptée à tous ceux qui sont insatisfaits par les dogmes, les croyances et l’assujettissement à une autorité religieuse.


Quelques extraits de ce livre  "Tantra, l'initiation d'un Occidental à l'amour absolu"

"La pratique tantrique ne demande rien d'autre que ce retour à soi-même. Pour se connaître, s'observer, s'apaiser, nous n'avons pas besoin d'avoir recours à une quelconque croyance. Tout naît de l'esprit et y retourne. Shiva et Shakti y sont nés. Nous sommes à la fois image et reflet. En observant l'esprit, nous y retrouvons tout ce que nous cherchions à l'extérieur : la paix, la tranquillité, la force d'agir sans être soumis aux filtres et aux limitations que nous avons acceptés ou créés, le pouvoir de communiquer pleinement avec la vie."

"Tout l'art de la pratique tantrique est dans le développement de cette présence au monde que la méditation approfondit de jour en jour. Vous vous surprendrez à goûter des choses qui jusqu'alors vous semblaient sans le moindre intérêt. Vous noterez avec surprise que cette ouverture va transformer complètement votre qualité de vie, vos échanges avec les autres. Tout à coup, vous aurez créé un espace vierge en vous-mêmes, comme une sorte de parc où les arbres, les fleurs, les bassins, l'ombre et la lumière vous permettront de vous détendre et de laisser les autres entrer."

"Nous découvrons que l'ouverture et la présence permettent de tout entendre, de tout dire, de tout donner, de tout recevoir. Le tantrika laisse être et se laisse être."

Cet événement, tellement important pour l'évolution du monde, nous fait aller au centre de nous-mêmes, de façon collective - afin d'éveiller les mémoires qui ont besoin d'être transmutées pour pouvoir s'aligner à la fréquence vibratoire de la Terre, en récente augmentation dans la grille magnétique.

C'est à ce prix que la planète pourra accomplir sa Transition, vers des dimensions supérieures de conscience.

Nous arrivons au summum des aberrations que nous pouvons supporter, dans un monde s'étant déshumanisé.

Ce monde, c'est nous qui l'avons créé. Il reflète ce que nous avons transporté, transportons encore au fond de nos cellules. Ce n'est qu'en le regardant avec Amour, dans le lâcher prise de la Présence, que nous pourrons le guérir, par notre guérison même.

Les dessins de ce journal représentaient les violences, les injustices de ce monde... qui ne représente que nous-mêmes.

Est-ce un hasard que ces événements - œuvrant pour le Changement - se soient passés dans un journal qui montre le monde tel qu'il est - grotesque, avec son absurdité, son obscurantisme - et qui en même temps, est imprégné de l'esprit lumineux de ces êtres dessinateurs, nécessaire à la transmutation de toute cette Ombre mondiale.

Le cheminement spirituel de l'humanité a pour mission de lui faire retrouver sa Nature véritable, divine. Dieu est en Soi. Ce n'est qu'un état modifié de Conscience, un Pouvoir énergétique, une sensation d'Amour, de notre être multidimensionnel.

En cette période de Transition, nous avons tous accès à cette Connexion spirituelle. Cette possibilité nous est donnée de façon autonome, à un moment où la Spiritualité authentique n'a pas besoin de passer par une religion.

Les religions - qui se sont développées à des périodes où, la conscience humaine étant moins développée avait besoin de guides - ont trahi le sens originel d'Unité, donné par des guides réalisés dans leur Être intérieur. Elles ont perdu leur authenticité première, se sont perdues dans les dualités du temporel et de l'être humain de 3° dimension.

Dans une spiritualité authentique - reliant dans l'Un, le Corps-Cœur-Esprit, l'être humain retrouve l'Harmonie originelle, reliée à l'Harmonie de l'Univers.

Cette Harmonie réside réellement dans la fusion énergétique des trois chakras majeurs, racine, du cœur et de la couronne.

La libération réside dans cette connexion Spiritualité-Sexualité sacrée.

C'est dans cette libération intérieure que l'on peut créer un monde de Paix et d'Amour, et vivre des relations épanouissantes et créatrices d'un Monde nouveau - où de tels conflits ne pourraient voir le jour - où l'Amour serait la religion, le yoga... la reliance à la Vie, quoi!...

Exercice pour accroître le taux vibratoire de l'énergie

On associe le mouvement, la respiration et le son.
Assis ou allongé, pratiquer des contractions du périnée (inspiration) puis relâchement (expiration) en conscience sur chaque sensation (sans pensée) puis on peut ajouter des rétentions du souffle.
Les sensations s'étendent dans tout le bassin.
Inspirer lentement par la bouche - avec un faible son - en visualisant le souffle montant du chakra racine au chakra coronal. Expirer en laissant descendre le souffle le long des 7 chakras.
(selon son habitude de la respiration consciente, de la rétention du souffle, on peut pratiquer très progressivement (par exemple en ne montant que jusqu'au 3° ou 5° chakra dans un premier temps - et jusqu'à 10 s de rétention)
L'énergie du souffle vibre tout le long du corps et on se sent Vivant.
Cette respiration consciente permet d'unifier le corps-cœur-esprit dans une Vibration de bien-être. On a une sensation intérieure d'Amour. L’énergie vitale circule dans toutes les cellules. Et le pouvoir créateur de l’Attention de la Conscience est multiplié, dans des vibrations d’Unité, de béatitude, de guérison.
Dans un état de détente, le bassin est entraîné dans un mouvement d'oscillation harmonisé avec la respiration.(on peut respirer avec la bouche ou avec le nez)
En inspirant, le bassin oscille vers l'arrière, en expirant il oscille vers l'avant.

La Spiritualité implique le Corps, tout le Corps... lol
Que de tabous à sortir de l’ombre!

(Synthèse faite à partir du livre de Diane BELLEGO : Masculin Féminin                                                                                                                                                                                                .                           « La Fusion au Cœur de la Séparation » - Trédaniel)   

1° partie : LA SÉPARATION

 

LA FIN D’UN MONDE, LA NAISSANCE D’UN AUTRE

 

Unifier Masculin et Féminin est le Passage planétaire et individuel auquel nous sommes destinés. 

Plus nous approchons du point d’intégration de la fusion Masculin-Féminin, plus la fréquence vibratoire est rapide et élevée. En élevant suffisamment notre fréquence vibratoire, nous changeons de dimension. Pour créer le monde nouveau et guérir l’ancien, il est nécessaire d’élever sa vibration, de changer de fréquence, de dimension.

Quand nous nous élevons au-dessus de la dualité pour une compréhension plus vaste de la vie, de notre place et de notre histoire, sur terre, alors que le jugement, la peur, l’automatisme sont encore là, nous expérimentons la 4° dimension. Quand nous sommes amoureux de la vie dans  toutes ses tonalités, quand tout nous semble possible, nous expérimentons de façon temporaire la 5° dimension. De plus en plus d’êtres expérimentent régulièrement la 4° et la 5° dimension.

Passer de la dualité à l’union correspond au passage de la 3° à la 5° dimension. Ascension - Eveil - état d’Unité - ou fusion intérieure entre le Masculin et le Féminin...

L’Âge d’Or évoqué par les Traditions et notre pressentiment, demande de réconcilier et d’unir Masculin et Féminin.

 

L’OMBRE DU FÉMININ ET DU MASCULIN

 

La domination du monde patriarcal, du masculin sur le féminin, des hommes sur les femmes, de l’extériorité sur l’intériorité est la manifestation extérieure d’une réalité intérieure.

 La relation masculin-féminin en nous, porte en son cœur la blessure intime qui s’est activée enfant. Elle se reflète et se matérialise à travers le monde extérieur. La rencontrer est notre plus grande peur, et pourtant, c’est ainsi que nous retrouvons l’Amour, la Lumière, la puissance créatrice qui engendre un monde d’Unité.

 

L’ombre du féminin :

 - chez la  femme,

l’incomplétude du féminin s’exprime par l’identification à la victime, objet de la domination du masculin et de sa violence. La femme incorpore le jugement du patriarcat sur le féminin et vit la honte d’être l’origine du mal. Elle compense par une féminité qui travestit le Féminin.

 - à travers les hommes :

(Le monde patriarcal impose à l’homme, au prix de son identité d’homme, de vivre dans sa tête à partir de son mental, ou depuis sa force brute, dans une distance prétendue objective avec son environnement, de le dominer par la raison ou par la force)

Le féminin de l’homme est blessé, comme tout féminin du patriarcat, mais il est en plus interdit, méprisé – ce qui lui donne un aspect plus douloureux.

En refoulant la blessure de son féminin, l’homme génère en lui le monstre féminin qu’il reproche à la femme. Cette ombre le manipule dans la dépendance affective ou la violence irrépressible des émotions, l’immaturité, qu’il croit compenser par la séduction ou la sublimation.

 - à travers la Déesse :

La haine viscérale du patriarcat pour la tentatrice, coupable du péché originel, à l’origine de la chute, est la réponse à la distorsion de la fin du temps de la Déesse (il y a environ 6000 ans) où le féminin tout-puissant, au nom de la Déesse, émascule le masculin dans la défiguration de la sexualité sacrée.

 

L’ombre du masculin :

 - chez l’homme,

domine, assujettit et refoule le féminin par la force physique ou mentale. En se coupant du ressenti, le masculin banalise son sentiment de culpabilité et son impuissance face à la blessure du féminin, qu’il projette à l’extérieur et qu’il refoule en lui-même. L’ombre du masculin vit dans l’inconscience, se concentre vers un but qui lui donne illusoirement un sens de lui-même, et légitime pour lui les moyens.

 - à travers les femmes :

(Imaginer le masculin de la femme est une gageure puisqu’on lui demande de le refouler ; pourtant son masculin existe, même refoulé, comme le féminin de l’homme existe, même interdit)

Le masculin de la femme vit une culpabilité qui la pousse à remettre son pouvoir à une autorité extérieure, autant pour sa sécurité que pour sa propre reconnaissance. Son manque d’intention claire l’empêche de s’incarner, de se choisir jusqu’au bout. Elle se disperse à prouver qu’elle n’appartient pas au sexe faible, à travers un masculin copié sur celui de l’homme. Son masculin continue d’abandonner son féminin, dans cette illusion extérieure qui perpétue ainsi la blessure.

 - à travers la représentation de Dieu :

La représentation du dieu patriarcal, Dieu-Père tout-puissant, nie l’essence divine du féminin, dans l’inconscience qu’il s’agit de son propre féminin. Il la juge coupable du mal et l’assujettit, pour la refouler et l’enfouir. Il diabolise la beauté, la sensualité, l’intuition de la femme. Il diabolise ainsi son propre potentiel intérieur.

Il met l’humanité en position d’immaturité, incite à la culpabilité et l’impureté du féminin et à la domination du masculin.

 

LA BLESSURE DU FÉMININ ET DU MASCULIN

 

Par nature, le féminin est objet, le masculin sujet : la conscience du masculin agit. L’objet de conscience par lequel il exerce son action est le féminin, son féminin. Le monde que nous percevons est aussi notre féminin, en tant qu’objet.

 

Dans la réalité duelle, le féminin est l’objet de la domination violente du masculin qui le blesse par ses pensées et ses actions, dans l’ignorance que ce qu’il blesse, c’est son féminin.

Nos automatismes signalent comment nous tentons de nous séparer de la blessure de notre féminin. C’est la réponse immédiate de l’inconscient du masculin, qui se substitue à sa conscience habituelle, afin de s’éloigner de la blessure du féminin (colère – anesthésie – fuite…)

Être blessé devient synonyme d’être victime, lorsque nous nous jugeons incomplets et impuissants à transformer la blessure.

 

Dans la réalité duelle, ce que nous jugeons à l’extérieur est la matérialisation de ce qui se joue dans notre couple intérieur, entre le masculin coupable et le féminin victime. La culpabilité du masculin est la réponse intérieure de n’avoir pas produit l’action juste. Face à la blessure du féminin, le masculin expérimente la totale impuissance à rectifier son action.

La blessure insupportable du monde est le reflet de notre blessure intime, elle-même engendrée par l’incomplétude.

 

 

2° partie : LES RETROUVAILLES : LA MISE EN AMOUR

 

L’énergie du Féminin manifeste la mise en Amour. L’énergie du Masculin manifeste la Conscience qui éclaire sans concession l’ombre et le potentiel du Masculin et du Féminin.

 

LA FONCTION DU FÉMININ

 

Le Féminin est l’expression de la Source, de l’Amour inconditionnel. Il dit Oui au Moment Présent.

L’Amour indissociable et interrelié à la Conscience, l’Amour conscient, est la trame qui unit chaque être, chaque chose à la totalité. Les physiciens quantiques appellent cette trame « le Champ au point Zéro », « le Champ Unifié ».

La réalité du Champ Unifié, une fois intégrée dans l’inconscient collectif, va changer radicalement la relation au corps et le sortir définitivement d’une vision mécaniste où il est depuis Descartes et Newton, telle une machine séparée de notre Esprit et de l’Univers. Une science nouvelle est à naître, qui réconcilie les traditions spirituelles et scientifiques, les méthodes de guérison chamaniques, avec la pointe de la technologie.

 

 Le Féminin est la beauté de la Source, présente en chaque être, en chaque chose, en chaque situation.     

Le Féminin est l’Eau de la Source à travers les vagues du Champ Unifié qui nous informe de la réalité universelle individualisée à travers chaque chose et chacun.

Le Féminin est la Vie qui anime la matière par l’Energie.

Le Féminin sent intuitivement par le vécu intérieur de l’expérience.

Le Féminin est l’objet de conscience du Masculin, terre, matière et corps, eau, énergie, émotion, ressenti, expérience, vécu, intuition et reconnaissance.

 

L’obscurité bienveillante et matricielle du Féminin permet la Vie. L’obscurité est la matrice de toute Création. Dans le ventre de notre mère, nous connaissons  l’obscurité bienfaisante du Féminin.

Reconnue et aimée, l’ombre du féminin blessé se dévoile être notre Féminin et son potentiel infini. À la mesure de l’ombre que nous portons, est l’ombre à étreindre. C’est l’opportunité d’actualiser en nous l’amour véritable. Ombre et lumière ne font qu’Un. Une spiritualité véritable et initiatique ne sépare pas l’ombre de la lumière.

 

L’expression de l’Amour du Féminin est ce que Dieu ressent, la Joie pure qui nourrit et réjouit. Le Féminin accueille inconditionnellement.

Le Féminin réconcilie, harmonise, et unifie le multiple en l’unique.

Le Féminin est une matrice alchimique qui révèle l’essentiel. Tout redevient Amour.

Le pardon est l’initiation la plus intime de l’amour du Féminin qui choisit consciemment d’exprimer l’amour à nouveau.

 

LA FONCTION DU MASCULIN

 

Le Masculin est la Conscience qui veille.

Les physiciens quantiques rejoignent  les mystiques et la vision tantrique et décrivent l’Univers à la fois par un vide cosmique, le Féminin matriciel, et un plein essentiel, c’est-à-dire le Masculin conscience, « un champ de conscience d’une intelligence infinie et d’une force créatrice dont le monde phénoménal est la création, la réalisation et la concrétisation de son potentiel intrinsèque »

La Conscience est partout, omniprésente – comme l’expriment depuis longtemps les chamans. La nature leur parle, pourvu qu’ils se mettent en état d’écoute.

À chaque instant, la conscience en nous crée le monde. Eveillons-la à un monde de beauté, de paix et d’équilibre…

Dans les moments de Présence, nous sommes au Centre et celui-ci illumine la réalité avec la conscience d’une unité sous-jacente et cohérente qui nous relie à tous les éléments de l’univers. Le Masculin est Conscience de l’Unité.

Pour la physique quantique, chaque molécule dans l’univers est une émission lumineuse biophotonique qui dispose d’une fréquence unique pour communiquer avec le monde par une onde de résonance. À un niveau subatomique, nous émettons de la lumière par laquelle nous communiquons avec tout l’univers et nous sommes reliés à tout ce qui est.

La Lumière du Masculin révèle l’origine lumineuse de chaque être et de chaque chose, dont celle de l’ombre – sans jugement.

La véritable liberté n’est pas d’être qui nous voulons être, mais de vouloir être qui nous sommes.

L’Illumination est la vérité révélée de Qui Nous Sommes en réalité.

Le Masculin est le Soi, la Conscience universelle, la fréquence divine, la force de concentration et d’involution de l’Univers qui s’individualise à travers l’ego, au cours du processus de la conscientisation de soi jusqu’à la réalisation du Soi cocréateur.

(La densification progressive nous destine soit à faire éclater physiquement le monde, soit à faire éclater l’illusion de la séparation d’avec le monde et à réaliser la fusion.)

 

Le Masculin réalise que le monde qu’il perçoit est l’objet de sa quête, son Féminin, et que son élan le plus intime le pousse au service du Féminin dans une révérence à la Vie, à travers toute Vie.

Le Masculin s’abandonne et s’éveille au pur Désir. Le pur Désir, telle l’émanation de la Vie dans son mouvement de réunification, ramène au Cœur, ce qui nous sépare de la totalité, afin de nous réunir avec elle.

Notre Masculin agit à tout instant en tant que Conscience agissante et, parmi toutes ces actions, une nous est particulière, intime, essentielle ; elle est « notre » action. Elle est le Désir individualisé de la Source à travers nous. C’est dans notre action que nous nous sentons le plus vivant avec la sensation physique que la Vie vibre passionnément dans nos cellules. C’est notre passion intime.

 

3° partie : LA RÉCONCILIATION : LES NOCES ALCHIMIQUES

L’Union du couple intérieur :

Féminin- Energie d’Amour et   Masculin- Lumière de Conscience

 

Rencontrer son féminin demande de contempler, d’accepter et d’accueillir à la fois la blessure de son féminin et l’Amour de son Féminin pour ce féminin blessé.

Rencontrer son masculin demande de contempler, de reconnaître avec la Conscience, d’accepter et d’accueillir l’inconscience de son masculin, et de s’émerveiller de la Présence qui en émerge.

 

Le cheminement émotionnel du féminin au Féminin et celui du masculin au Masculin prennent la forme du « Chemin initiatique de la victime à la Déesse» et du «Chemin initiatique de l’inconscience à la Présence »

Le masculin qui se détournait de la blessure du féminin victime, abandonné, est maintenant au rendez-vous, sa conscience face à une douleur si longtemps enfouie. Et il demande pardon. Le féminin renaît à l’Amour et pardonne. Le féminin se révèle Féminin, puis prend conscience qu’il avait exclu le masculin de son amour, avait conditionné l’amour. Le Féminin pardonne aussi au féminin.

Le Masculin, ayant pris conscience de son inconscience, de ses actions, s’ouvre à son Féminin. Il accueille le cadeau du Soi : sa propre réceptivité intérieure. La Présence est  le cadeau du Masculin au féminin blessé. La Présence active le Champ Unifié qui permet l’alchimie transformatrice. Le Masculin s‘éveille à la re-Connaissance de son origine divine.

Le pardon, la gratitude et l’émerveillement, la présence et la grâce permettent de traverser les certitudes de l’ego et sa terreur de n’être rien, de toucher la reconnaissance du Soi amoureux et disciple de la réalité. C’est l’alchimie la plus simple et la plus incroyable.

La Conscience du Masculin qui reconnaît sans juger ni culpabiliser et l’accueil inconditionnel du Féminin, sont les clefs qui permettent à l’Amour de s’incarner de façon consciente et unique, tout en étant universelle, dans la Présence au cœur de l’individu, pilier de l’alchimie.

 

Après avoir apprivoisé la Séparation en contemplant, reconnaissant, accueillant, pardonnant et bénissant les aspects de nous-mêmes en résonance, en pressentant les étapes du masculin au Masculin et celles du féminin au Féminin, le temps vient de les mettre en présence, de nous ouvrir, corps, âme, esprit, à leur Réconciliation.

Cette dernière étape contribue à transformer radicalement la racine même de l’identité et sollicite la reconnaissance spontanée du Soi.

 

En fusionnant, Masculin et Féminin vivent la joie et l’extase.

L’Etre intègre, dans la Présence de l’Amour, toutes les expériences de la dualité. Il crée un nouveau type de Conscience, qui maintient l’Unité en présence de la Lumière comme celle de l’ombre.

Il explore l’inconnu et crée le nouveau. La Joie pure et silencieuse est ce qu’il cherche de tout temps, il y plonge encore et toujours pour savourer la Paix. Son regard sur le monde est amoureux.

 

C’est l’aboutissement d’un cycle infiniment long depuis « la chute » dans la dualité, depuis la séparation. Pour la Terre, c’est la fin de l’hiver spirituel et la naissance de l’aventure la plus grandiose dans son Amour...

#Tantra

Notre univers est doublement polarisé, Yang et Ying, Masculin et Féminin, comme chaque être, chaque chose, chacun de nous.

Chaque homme, chaque femme porte la double polarité. Chaque homme est Masculin et Féminin. Chaque femme est Féminin et Masculin.

Mais la réalité duelle identifie l'être à sa seule polarité physique.

Cette dualité masculin-féminin définit et crée notre réalité.

Dans la culture occidentale, les femmes commencent à affirmer une forme extérieure de masculin, qui est superficielle et privée de l'essentiel. 

Les hommes commencent à percevoir des aspects de leur féminin mais vivent de ce fait, une crise dans leur identité d'homme.

Remarquons que chaque polarité Ying et Yang a aussi une double polarité.

Le schéma du Tao permet de visualiser le symbole de ces polarités : noir : féminin - blanc : masculin. 

Le Féminin d'origine (chez la femme et l'homme) est réceptif dans son aspect extérieur et actif dans son aspect intérieur (le potentiel masculin du féminin: symbolisé par le petit cercle blanc)

Le féminin dénaturé est identifié au seul féminin (réceptif) , dans l'ignorance de cet aspect actif.

Le Masculin d'origine (chez l'homme et la femme) est actif dans son aspect extérieur et réceptif dans son aspect intérieur (le potentiel féminin du masculin : symbolisé par le petit cercle noir)

Le masculin dénaturé est identifié au seul masculin, dans l'ignorance de son aspect réceptif.

La réalité duelle indique donc : 1 - chez la femme : le féminin coupé du masculin (l'autre polarité) 

                                                - chez l'homme :  le masculin coupé du féminin

                                              2 - chez la femme : le féminin coupé du potentiel masculin du féminin (à l'intérieur même du féminin)

                                                - chez l'homme : le masculin coupé du potentiel féminin du masculin (à l'intérieur même du masculin)

(On peut se représenter par le schéma symbolique, ce qui reste dans l'être, avec un masculin obscurci et un féminin assombri, après cette double amputation...)

Le petit cercle manquant (blanc et noir) est ce qui connecte l'être au Ciel comme à la Terre. L'homme et la femme, identifiés au seul masculin ou au seul féminin, sont réduits au 1/4 de leur être!! et refoulent les 3/4. Ils ne sont que l'ombre d'eux-mêmes...)

(Dans la réalité, le Ying et le Yang ne sont pas séparés. Il s'agit plutôt de mouvement incessant, où le yin peut devenir yang, le yang devenir yin - en complète complémentarité et non opposition, comme pourrait le faire croire le tai ji tu du tao)

                                

C'est en guérissant notre relation masculin-féminin que nous changeons la réalité.

Le Masculin-Féminin réunifiés sont l'accès à une nouvelle Conscience...

Vidéo : Masculin - Féminin  

http://l-unite.ning.com/video/diane-bellego-1er-sommet-de-la-consci...

brown_leafy_yin_yang

Le Changement est en marche.

Plus que jamais nous avons besoin de nous enraciner, de nous connecter au Centre de soi, dans l'Attention au moment présent.

Sur ce chemin de Conscience, le Tantra est une voie de réconciliation entre les polarités masculine et féminine en soi.

J'ai participé à des stages de Tantra avec Margo Anand, par exemple - que j'aime beaucoup pour sa façon d'illuminer la Sexualité à une époque où les tabous fleurissaient et... perdurent.

D'autres stages avec Diane Bellego - Sudher Roche - Paule Salomon - des séminaires et cycle d'approfondissement avec Richard Moss.

Dans ces groupes, j'ai pu me conforter sur ce que je ressentais de l'Union spirituelle.

J'ai pris avec bonheur et intégré ce qui me convenait - restant plus imperméable à quelques points secondaires - étant entendu que son développement spirituel se trouve en Soi, en fonction de son propre chemin de vie, du vécu personnel. 

Que la philosophie du cœur qui sous-tend cette recherche devienne une réalité dans notre monde en ébullition!...

Anne a dit :

Bonjour Patrick,

Je constate que mon commentaire de samedi n'était pas passé! J'efface le vide!

Voilà ma dernière réflexion sur le sujet.

Et la tienne?...

Le Changement dans le monde passe par la Fusion Tantrique dans notre Axe Corps-Cœur-Tête.

Des forces intérieures me poussent de plus en plus à m'exprimer ainsi, en laissant tomber les retenues.

J'avais déjà tenté d'aborder le sujet, il y a presque trois ans sur un forum : Comment l'Amour dans une relation amoureuse nous conduit vers la 5° dimension? 

puis quelques ébauches :

Amour spirituel? Amour humain?      http://l-unite.ning.com/profiles/blogs/amour-spirituel-amour-humain

Unifier l'Amour et le Désir                 http://l-unite.ning.com/profiles/blogs/unifier-l-amour-et-le-d-sir

Nous parlons souvent d'Amour. Nous évoquons l'Amour-solidarité - primordial dans l'évolution du monde.

Disons que ce n'est qu'une partie.

Le monde ne pourra changer que lorsque l'être humain aura retrouvé les Lois de l'harmonie. Et l'harmonie pour un être humain, c'est de vivre l'Amour dans sa nature multidimensionnelle de Félicité où existe Réellement l'Unité.

On sait que faire l'Amour - dans un échange d'Amour! transporte dans un état modifié de conscience. L'Or-gasme est un état modifié de conscience - reliant le Corps à l'Esprit, vers d'autres dimensions.

Sujet tabou, puisque les relations ont été complètement dénaturées. Judéo-christianisme oblige.

La plupart d'entre nous ont eu l'occasion, un jour ou l'autre, de vivre une relation intime où l'échange sexuel était évident : désir spontané intense de part et d'autre, simultané à une connexion d'âme sur laquelle l'intuition se sent forte, sûre d'elle. 

Et puis... dans la dimension de la dualité... 

En effet, qui vit cet échange Orgasmique entre homme et femme dans un Amour dépassant notre condition terrestre? 

Au sens originel du terme, c'est ce que signifie le Tantra - c'est sa vraie valeur : un échange Total reliant tout l'Être.

Pourquoi notre monde est-il détraqué? parce que la relation d'Amour Corps-Cœur-Esprit dans un échange d'énergie de la kundalini a été mis au rang des extravagances - spirituelles d'Initiés ou sexuelles d'obsédés.

L'évolution spirituelle de la conscience aboutit à la sensation d'Amour, à l'échange Énergétique de l'Amour, dans la solitude si on le veut - comme certains yogis - et surtout entre deux êtres, comme la Nature l'a prévu entre le Féminin et le Masculin.

Les pratiques tantriques actuelles sont une aspiration à ce retour à nos potentialités naturelles, qui ont été inhibées, refoulées, condamnées pendant des millénaires. (Du coup, au niveau de l'être humain actuel, il leur manque souvent la dimension même de l'Amour )

Quel conditionnement a été porté sur le Sexe pendant ces millénaires, pour faire de nous des êtres qui ne sont que l'ombre d'eux-mêmes, dans un monde qui n'est que l'ombre de lui-même!

Nous avons été coupés en morceaux d'énergie : des morceaux présentables et d'autres à cacher... alors que l'expérience complète de la Réalisation doit nous conduire à un Orgasme complet de tout le Corps, tous les Corps, où l'Être change de dimension et se trouve propulsé dans l'infini de la Conscience.

Voilà ce à quoi devrait ressembler le paradis sur Terre. Aurions-nous à parler de viols, de tueries, de guerres, de corruptions de toutes sortes, et même de maladies.

Alors, nous comprenons enfin - et nous le voyons chaque jour - que ce monde ne peut plus fonctionner, que nous ne pouvons plus fonctionner ainsi, dans ce monde matérialiste et destructeur, où on n'a pas droit à la Vie dans son entièreté.

Notre évolution intérieure nous fera atteindre l'étape suivante : les relations entre hommes et femmes ont à changer complètement, et elles changeront au fur et à mesure que nos ouvertures de conscience s'approfondiront. Car retrouver sa Nature véritable, c'est retrouver sa Nature Orgasmique : la béatitude de la Kundalini lorsque les deux énergies se renforcent dans un bien-être d'Unité qui se vit dans l'éternité, comme en apesanteur dans l'Océan quantique.

Si cette expérience sublime peut se vivre ponctuellement jusqu'à maintenant, pourquoi ne s'installe-t-elle pas dans une relation stable d'Amour?

C'est que la transmutation des mémoires a encore besoin de dissoudre les peurs.

Vous avez remarqué que les hommes ont peur de l'Amour? et se réfugient malgré eux dans des relations où il n'y a pas l'Amour?

Ils devront couper le lien vécu comme étouffant avec leur mère, encore lové dans leur inconscient.

Vous avez remarqué que les femmes ont peur de l'abandon? Elles devront transmuter la blessure de leur féminin inculquée par un père distant qui avait manqué de cet Amour. 

La Libération est en vue : les femmes investissent de plus en plus leur Féminin. C'est d'elles qu'on attend l'évolution, l'initiation. C'est elles qui feront et font déjà dépasser les peurs.

Et gageons que l'Amour remplacera la peur sur Terre.

On peut dire qu'en général, l'épanouissement de l'être humain se trouve dans l'Amour entre l'Homme et la Femme. 

Et le top serait le passage en 5° dimension dans un échange Tantrique Cosmique.

Ça c'est l'Amour, qui est plénitude, puissance énergétique... et qui n'a pas de mots... car devenus inutiles...

En attendant, revenons au Présent! Libérer le canal pour les nouvelles énergies... 

Nous ne pouvons vivre cette expérience de plénitude que par la pratique de la Présence, dans le vide de la pensée, en conjuguant la Conscience du Souffle-Énergie, la Conscience du Corps-Mouvement, la Conscience du Cœur-Vibration.

La Conscience du Cœur s'acquiert par la transmutation des mémoires dans la Lumière de l'Amour-Conscience.

Après la lecture de ce livre : L'aventure de la conscience de Satprem, j'ai été frappée par sa justesse et sa facilité d'accès pour conduire quelqu'un dans une vraie démarche spirituelle ou conforter quelqu'un dans la sienne. 

http://l-unite.ning.com/group/l-amour-c-est-quoi/forum/topics/c-est...

Nous avons droit à la vraie Vie de l'Amour et par tous les moyens qui nous sont donnés, nous avons aujourd'hui, la possibilité d'élever notre conscience, notre taux vibratoire, pour étendre dans notre quotidien la plénitude intérieure et pour l'alchimiser dans la rencontre amoureuse spirituelle entre Homme et Femme.

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