Aider les autres : gentillesse ou sacrifice ?

Qu’est-ce que ça veut dire, d’être ‘bon’ et ‘gentil’ avec les autres ?
Comment être bon mais ne pas sacrifier ses besoins ?
Quel comportement et quel compromis en couple ?

Cet article est basé sur un échange de courrier avec une participante. Elle s’interrogeait sur quelques différences qu’il semble y avoir entre les idées de Kenneth Wapnick et celles de Gary Renard par rapport à l’acceptation de l’amour, et le résultat dans notre vie. Puis, la conversation a tourné pour discuter de la nuance entre être bon et se sacrifier pour les autres.

"  Bonjour Yoko,

J'ai aimé tes contemplations ici, et tout ce que je vois par rapport à la différence entre Ken et Gary me semble juste. Néanmoins, il y a quelques petites précisions que je ferais, non pas parce que tu n'es pas dans le juste, mais qu'avec le recul, on arrive à mettre le contexte de leurs discussions dans un cadre encore plus peaufiné.

Kenneth parle du fond et de la forme quand il parle de « kindness » ou de la « bonté ». Il parle principalement du fond, bien sur. Mais avec ces trente ans de relation avec les étudiants du Cours à leur parler de ce fond, il a remarqué une chose : les gens sont largement capables de penser qu'ils sont dans un esprit aimant, et alors qu'ils font des choses particulièrement non-aimantes. C'est à dire qu'ils pensaient être dans l'esprit juste, mais ils refoulaient leur agressivité et leur jugement.

Et donc, une règle d'or est :

«  Essaye d'être gentille dans le fond, et surtout soit gentille dans la forme »

Ceci parce qu'il est particulièrement facile de penser que nous sommes en train d'être gentils quand c'est l'inverse en disant « j'ai été dans mon esprit juste, je le sais ! ». En fait, c'est très difficile de savoir si on est dans son esprit juste.

C'est justement quand on pense y être qu'on ne l'est pas, parce que, quand on y est, on n'y réfléchit pas, on est juste calme et observateur dans ce calme, et surtout attentif aux besoins des autres, pas à son propre état d'esprit.

Gary rapporte de la part de Pursah des mots justes. Cependant, s'il parle du fond, il y a encore cette difficulté des étudiants du Cours à vraiment se mettre dans cet état d'esprit d'amour et de bonté. C'est pour cela que, si le Cours parle toujours de « fond », Ken ferait peut-être une unique exception à cette règle par rapport à notre comportement avec les autres.

« Be Kind ! »Kenneth nous dit tout le temps sur ses enregistrements. En français, « Soyez bons, aimables, et bienveillants » ». Point final.

Beaucoup, beaucoup, beaucoup d'étudiants ignorent cette règle d'or et se comportent sans vraie considération de la personne en face, de leur niveau de peur, de leurs limites de compréhension. Ils se réjouissent dans la supériorité de leurs connaissances, prétendant que, parce qu'ils sont étudiants dévoués du Cours, et qu'ils ont eu une petite pensée avec Jésus, cela leur permet de dire et de faire ce qu'ils veulent, car forcément ce sera « aimant ». C'est un peu des foutaises, malheureusement. C'est sous-estimer dramatiquement notre capacité à refouler notre haine et notre agressivité latentes, et notre besoin de nous sentir différent et séparé, qui va ressortir avec un jugement, une parole ou une remarque qui n'aide pas l'autre en face.

Maintenant, par rapport à toi, tout ceci n'est pas forcément ton cas.

Si tu es ce genre de personne qui a passé des années à servir les autres et a été à leurs petits soins, cela peut être très bien, ou au moins un passage un peu inévitable, de modifier ce comportement « gentil » pour pouvoir équilibrer les choses. Si servir les autres est aux dépens de la bienveillance envers toi-même, alors il y a quelque chose à équilibrer. Sinon le risque est que servir les autres devient une façon sournoise de souffrir et de se sentir victime qui est, dans le langage du Cours, toujours une attaque contre les autres, un moyen de les culpabiliser.

Quand j'ai dit ci-dessus que nous devons être bienveillants envers les autres, ceci ne veut pas dire que nous devons faire tout ce qu'ils veulent que nous fassions. Sinon, notre vie va vite virer au cauchemar, car les besoins des autres sont infinis, surtout à notre égard.

Être gentil veut dire comprendre le besoin que ces gens-là articulent, et garder toujours un œil sur leur vrai besoin, qui est toujours de se souvenir de leur parfaite innocence en tant qu'enfant de leur Père spirituel qui les aime. Ils sont perdus dans un cauchemar de culpabilité et de manque. Cette condition les pousse à vouloir certaines choses à tout prix, des services ou un comportement de la part des autres. Dans l'absence de ces services ou de ce comportement, ils se sentiront mal-aimés, mal-appréciés, vides, insatisfaits ou incomplets, ou, d'une façon ou d'une autre, maltraités et privés de quelque chose. C'est à nous de savoir dans quelle mesure nous pouvons faire ce qu'ils nous demandent de faire, sans tomber nous-mêmes dans le même état d'esprit.

Un bon test selon Kenneth est de savoir à quel moment je commence à penser comme eux. Eux, ils pensent que leur survie et leur bonheur dépendent de certaines choses,notamment des choses que je dois faire. Moi, je commence vite à penser que ma survie et mon bonheur dépendent de NE PAS les faire. Je suis tombé, donc, dans le même piège.

C'est délicat. Parfois je suis submergé par le sentiment que mon bonheur exige que je ne fasse pas ce que mon partenaire veut que je fasse. Mais je sais en même temps que ceci ne peut être juste, car l'Amour et la Plénitude sont constamment présents dans mon esprit, n'importe ce qu'on me demande de faire. Mais je ne peux pas faire mieux pour l'instant. Que faire ?

Je reconnais mon erreur, j'admets que je pense toujours avoir des besoins autres que le simple souvenir de l'Amour dans mon cœur, je reconnais que je pense avoir besoin de NE PAS cuisiner le repas ce soir, et un besoin de sortir au ciné tout seul (parce que lui ne veut pas sortir et veut rester à la maison regarder la télé), et j'essaie de communiquer mon besoin de la façon la plus calme et la plus douce possible, en m'efforçant de ne pas juger l'autre pour son besoin. Son besoin est aussi ridicule que le mien, mais je ne peux pas faire mieux.

L'essentiel est de ne pas se juger, et de ne pas juger l'autre. Nous sommes tous les deux dans l'erreur. C'est ceci le vrai miracle. Le miracle n'est pas de s'affirmer dans son partenaire.

Tout le monde peut faire cela. Le miracle, c'est de reconnaître d'où vient son besoin, de mon besoin de faire exactement l'inverse – ce manque de plénitude et d'amour qui vient de l'intérieur de nous (et non pas de l'extérieur dans le comportement de l'autre) – et de se retourner vers cet Amour. Se retourner vers cet Amour prend la forme de chercher l'esprit dans lequel je vois notre erreur commune. Je comprends le délire derrière (une pensée de séparation et d'intérêts séparés), et je m'attache à l'esprit qui regarde doucement la folie de tout ceci. Jésus est là pour regarder tout ceci avec nous, si nous nous attachons à son symbolisme.

Et parfois une étrange chose se passe.... Par ce changement d'état d'esprit, l'envie de sortir ou de faire quoi que ce soit disparaît. On se rend compte que tout ceci était juste une scène, un montage. Nous dansions tous les deux autour de la vraie question dans nos cœurs. Quand je trouve la réponse en moi, je perds toute animosité et tout besoin de faire l'inverse de ce que voulait l'autre.

Ceci ne veut pas dire que je vais maintenant faire ce qu'il me demande de faire.Mais ceci me permet de trouver une façon plus aimante de communiquer avec lui. Et il va ressentir cette douceur, ce manque d'opposition. Ou pas...

Souviens-toi, nos partenaires ont été habitués à notre ancienne personnalité, celle avec le besoin de se racheter en rendant toutes sortes de services à l'autre, en paraissant toujours serviable et « gentil ». Notre « face d'innocence » comme dit le Cours. Nous ne pouvons pas leur demander de soudain faire la transition vers notre nouvel état d'esprit. Cela prend du temps. Il faut en parler, dire que tu reconnais que tu as été comme cela et que, maintenant, tu ressens le besoin de changer, mais que cela ne veut surtout pas dire que tu les aimes moins. C'est très important. Ceci veut dire simplement que tu as besoin de t'accorder autant d'attention que ce que tu accordais à l'autre.

L'autre est venu dans ta relation (vous vous êtes choisis !) pour satisfaire les besoins de l'autre. Vous êtes venus chacun avec un sentiment profond d'incomplétude, et vous avez trouvé chacun satisfaction dans ce que l'autre vous donnait. C'était un échange.

Maintenant, tu essaies de changer la donne, et cela ne plait pas à l'autre. Qu'est-ce qu'il est sensé faire avec ce sentiment puissant d'incomplétude ? Avant, tu lui cuisinais de bons petits plats, tu le laissais sortir avec ses amis quand il en avait besoin, tu consentais à ce qu'il laisse traîner ses vêtements un peu partout... il en avait besoin dans la démence de sa solitude et de son sentiment d'exil de l'Amour. Tout ceci était sa protection – et maintenant, tu veux changer tout cela ! Bien sûr qu'il va réagir – et vivement !

Donc, nous commençons, comme d'habitude, par comprendre. Toujours prendre du recul pour comprendre. Quelque part, nous sommes exactement pareils. Nous souffrons du même délire, et nous retrouvons la même solution dans la douceur qui est déjà là, déjà présente dans nos esprits. Mais cela prend du temps.

Tu peux essayer de l'aider à comprendre un peu qu'il a moins besoin que tu sois là que ce qu'il pense. Que cela lui ferait peut-être aussi du bien de s'assumer un peu plus. Après tout, et c'est très, très important, nous ne sommes pas là non plus pour que nos partenaires restent confortés dans leurs besoin d'enfance (spirituelle) toute leur vie. S'il est là avec toi, quelque part il a choisi ce parcours, cette salle de classe, aussi.

Il a du savoir quelque part dans son esprit que ce genre de transformation et d'évolution dans votre relation pourrait arriver un jour ou l'autre. Mais nous ne prenons jamais la position que « c'est pour son besoin que j'arrête de faire ce qu'il veut – je ne suis pas sa bonniche ! » . Sinon, nous pouvons être surs que nous sommes dans le même délire d'agressivité, de jugement et de besoin que lui, et ce n'est pas très spirituel ni aimant.

Mais si nous tombons dans ce piège, ce n'est pas un péché. Nous devons comprendre que nous allons faire des erreurs. Il faut juste éviter de spiritualiser ce genre de comportement en disant « c'est pour son bien, il faut qu'il grandisse. ».

Nous avons tous du mal à trouver l'équilibre entre la forme et le fond, entre l'attitude et le comportement.

La règle d'or est de toujours observer à l'intérieur si nous sommes entrain de déguiser notre agressivité (haine) latente par une série de pensées « spirituelles », de nous pardonner si c'est le cas, et de se promettre d'essayer de faire mieux la prochaine fois parce que ce n'est finalement pas aimant.

L'idée est toujours d'aller au-delà des apparences superficielles de la situation, d'essayer de retrouver la vraie problématique qui se trouve dans ce choix de séparation d'avec notre Source (Dieu). Puis, nous essayons de ne pas tomber dans le délire de penser que ce que nous ressentons et éprouvons est à cause de l'autre (ce n'est pas la faute de l'autre), de ce qu'il fait ou dit, ou de ce qu'il ne fait pas ou ne dit pas. Nous sommes entièrement libres de tout effet de ses paroles et de son comportement.

L' égo va toujours nous souffler des âneries dans l'oreille. Il faut juste apprendre à identifier ses paroles, à se souvenir d'où cela vient, et à quel point c'est absurde de penser que ses paroles pourraient déplacer et effacer une parole juste en dessous infiniment plus juste, et aimante.

Être dans l'esprit juste, c'est être dans l'écoute (observation) des âneries de notre égo, et de leur donner de moins en moins de validation, d'autorité, de leur attribuer de moins en moins de justesse et de vérité.

Tout devient progressivement plus calme, et nous trouvons une façon de rester avec nos partenaires avec qui nous devenons une présence de plus en plus calme, sans opposition, dans une meilleure complicité. Nos partenaires sont notre meilleur moyen pour faire ce chemin. Il sont notre salle de classe où nous apprenons à prendre la main de Jésus de plus en plus. Nous invitons une autre présence au sein de notre couple, et nous devenons un ménage à trois dans le meilleur sens du terme. -:))  »

Bernard Groom

Source : http://cfucem.files.wordpress.com/2014/04/article-aider-les-autres2.pdf

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Réponses à cette discussion

Santorine : J'ai compris avec le... temps que nombre d'actes que je posais n'étaient pas tels que je les croyais.

C'est ainsi que peu à peu... je les appelle "les voiles" de l'ignorance : tombent de mes/nos yeux et m'invitent à me et les regarder d'une autre... manière... avec un nouveau.. télé objectif ?

Rires : encore une fois une question de... regard

En effet, Marie-Paule, les voiles de l'oubli (ou de l'ignorance-amnésie passagère sur une ou plusieurs vies) se lèvent peu à peu, chacun à son rythme, ils deviennent de + en + éthérés, dé-couvrant peu à peu la connaissance innée... C'est un excellent début, ce n'est pas fini. Etape par étape, tel un escalier gravi marche après marche, le cheminement est encore long pour parvenir au but final et commun à tous : l'Un-ité. Tout arrive quand on est prêt - et nous y parviendrons tous, tôt ou tard...

même lorsque nous esquissons et esquisserons encore quelques pas de tango - on avance (dans et avec l'Amour), on recule (dans et avec l'égo), on re-avance etc...

La Vie est une danse, à nous de la danser de notre mieux... quel que soit la musique qui se joue autour de nous... (l'entendre, l'écouter, s'en imprégner, fusionner avec) ... jusqu'à ce qu'elle ne soit plus que joie, harmonie, perfection... Un avec Soi, à l'intérieur d'abord, à l'extérieur en suivant...

Nous commençons à peine à comprendre que nous sommes invités depuis toujours à changer de regard,  à changer de point de vision : ne plus voir avec les yeux du corps mais avec ceux du coeur = voir, connaître, re-connaître le Soi, l'autre-son autre Soi, l'Un-ité au delà des apparences de la dualité.

C'est déja en marche, on continue !

♥_/\_ ♥

Merci pour ces mots posés là... tes doigts re... liés à ton... coeur pour être message d'invitation à pour suivre le chemin... dans la confiance... conscience... que je/nous avançons même si parfois nous faisons une... pause.

Je souris : en fait tout est orchestré de mer veilleuse manière et je/nous apprenons à jouer notre partition avec des fausses notes... qu'importe car le chef d'orchestre de ce grand uni... vers... connaît depuis toujours le mot... patience.

Oui combien de patience avec ces enfants parfois in discipli nés... rires tu vois les mots sont invitation à être dans la joie "un disciple né".

avec toute ma tendresse.


Santorine57 a dit :

En effet, Marie-Paule, les voiles de l'oubli (ou de l'ignorance-amnésie passagère sur une ou plusieurs vies) se lèvent peu à peu, chacun à son rythme, ils deviennent de + en + éthérés, dé-couvrant peu à peu la connaissance innée... C'est un excellent début, ce n'est pas fini. Etape par étape, tel un escalier gravi marche après marche, le cheminement est encore long pour parvenir au but final et commun à tous : l'Un-ité. Tout arrive quand on est prêt - et nous y parviendrons tous, tôt ou tard...

même lorsque nous esquissons et esquisserons encore quelques pas de tango - on avance (dans et avec l'Amour), on recule (dans et avec l'égo), on re-avance etc...

La Vie est une danse, à nous de la danser de notre mieux... quel que soit la musique qui se joue autour de nous... (l'entendre, l'écouter, s'en imprégner, fusionner avec) ... jusqu'à ce qu'elle ne soit plus que joie, harmonie, perfection... Un avec Soi, à l'intérieur d'abord, à l'extérieur en suivant...

Nous commençons à peine à comprendre que nous sommes invités depuis toujours à changer de regard,  à changer de point de vision : ne plus voir avec les yeux du corps mais avec ceux du coeur = voir, connaître, re-connaître le Soi, l'autre-son autre Soi, l'Un-ité au delà des apparences de la dualité.

C'est déja en marche, on continue !

♥_/\_ ♥

Chère Santorine,

J'ai eu en vie de partager avec toi cette vidéo telle que la nature s'offre à nous en notre aujourd'hui... nous enveloppant de son manteau de couleurs chatoyant...avec sa lumière à nulle autre pareille... une douce invitation à se lover dans la douceur du... coeur.
Quel bonheur !

Merci Marie-Paule, touchée par ton partage visuel (de saison et ô combien approprié à nos changements/évolutions/abandons vécus actuels) et musical... 

Oui Dame Nature est un réconfort, toujours présente, fidèle, une épaule sur laquelle poser sa tête, alléger son coeur "enlourdi et chagrin", l'espace d'un instant, quelle que soit la saison, instant renouvellé,  éternellement...

J'ose attirer l'attention

* sur la 1ère musique accompagnant cette magnifique vidéo aux couleurs d'automne :

sublime " Mourir d'aimer 

" Les parois de ma vie sont lisses
Je m'y accroche mais je glisse
Lentement vers ma destinée
Mourir d'aimer ...
Tandis que le monde me juge
Je ne vois pour moi qu'un refuge
Toute issue m'étant condamnée
Mourir d'aimer...
Mourir d'aimer...
De plein gré s'enfoncer dans la nuit
Payer l'amour au prix de sa vie
Pécher contre le corps mais non contre l'esprit
Laissons le monde à ses problèmes
Les gens haineux face à eux-mêmes
Avec leurs petites idées
Mourir d'aimer...
Puisque notre amour ne peut vivre
Mieux vaut en refermer le livre
Et plutôt que de le brûler
Mourir d'aimer...
Partir en redressant la tête
Sortir vainqueur d'une défaite
Renverser toutes les données
Mourir d'aimer...
Mourir d'aimer...
Comme on le peut de n'importe quoi
Abandonner tout derrière soi
Pour n'emporter que ce qui fut nous, qui fut toi
Tu es le printemps, moi l'automne
Ton cœur se prend, le mien se donne
Et ma route est déjà tracée
Mourir d'aimer..."

 (Charles Azanavour) 

avec un bémol posé devant le titre que je remplacerais, aujourd'hui sans hésiter,  par "Vivre éternellement d'aimer " ...

avec un bémol posé devant l'abandon, le découragement, le renoncement face à ... un monde dénué d'acceptation, de tolérance, d'amour sans condition, de gentillesse...

avec un dièse sur le lâcher prise total, l'acceptation de ce qui est au nom de l'Amour... quoi qu'il se passe...

avec un dièse sur "j'accepte de mourir par et pour l' amour plutôt que de vivre sans"... (= la mort n'est rien face à ...)

* sur la 2eme musique,  sublime  "Autumn Rose" - musique originale de Ernesto Cortazar -  

avec un dièse sur la magnificence d'être d'une rose qui est, tout simplement,  s'épanouit, sans besoin de regard ou consentement de qui/quoi que ce soit... qui de petit bouton se métamorphose en fleur et resplendit de toute sa beauté, exhalant sans rien attendre en retour son subtile parfum, puis se fane repue de sa mission d'être ce qu'elle est... pour re-naitre à nouveau...

Être, ne serait-ce que l'espace de la vie d'une rose, mais être pleinement soi, pleinement ce " pour quoi " on est là...

♥ _/\_ ♥ 

Merci... Sant or ine ;-)

Pourquoi merci ?

Entre autre pour être ve nue de toi m'aime p oser ce qui me dér'ange ait dans ce... partage du coeur.

Tu as su... prendre le temps... être... patience... pour en ex primer... l'es sence ;-)

C'est ainsi que tu manifestes "l'alchimiste" qui est en... toi qui ex traies et sé pares... les couleurs tristes des... couleurs gaies du... coeur.

Les couleurs du co eur qui sont autant de notes de la symphonie du mot bon heur qui donnent... en s'al liant tout leur... éclat à ta joie d'être... là en don... nant... vie à ce bouton de rose que tu es : dé li cieux ange ;-)

C'est ainsi que tu exhales l'odeur... sa crée de la... gentillesse... bonté... attention à ce que tu res sens... t'offrant ainsi à être... attention à... l'autre dans ce doux va et vient de la vague de l'amour qui est... à la fois... don à soi pour être... don de... soi.

Merci

Santorine57 a dit :

Merci Marie-Paule, touchée par ton partage visuel (de saison et ô combien approprié à nos changements/évolutions/abandons vécus actuels) et musical... 

Oui Dame Nature est un réconfort, toujours présente, fidèle, une épaule sur laquelle poser sa tête, alléger son coeur "enlourdi et chagrin", l'espace d'un instant, quelle que soit la saison, instant renouvellé,  éternellement...

J'ose attirer l'attention

* sur la 1ère musique accompagnant cette magnifique vidéo aux couleurs d'automne :

sublime " Mourir d'aimer 

" Les parois de ma vie sont lisses
Je m'y accroche mais je glisse
Lentement vers ma destinée
Mourir d'aimer ...
Tandis que le monde me juge
Je ne vois pour moi qu'un refuge
Toute issue m'étant condamnée
Mourir d'aimer...
Mourir d'aimer...
De plein gré s'enfoncer dans la nuit
Payer l'amour au prix de sa vie
Pécher contre le corps mais non contre l'esprit
Laissons le monde à ses problèmes
Les gens haineux face à eux-mêmes
Avec leurs petites idées
Mourir d'aimer...
Puisque notre amour ne peut vivre
Mieux vaut en refermer le livre
Et plutôt que de le brûler
Mourir d'aimer...
Partir en redressant la tête
Sortir vainqueur d'une défaite
Renverser toutes les données
Mourir d'aimer...
Mourir d'aimer...
Comme on le peut de n'importe quoi
Abandonner tout derrière soi
Pour n'emporter que ce qui fut nous, qui fut toi
Tu es le printemps, moi l'automne
Ton cœur se prend, le mien se donne
Et ma route est déjà tracée
Mourir d'aimer..."

 (Charles Azanavour) 

avec un bémol posé devant le titre que je remplacerais, aujourd'hui sans hésiter,  par "Vivre éternellement d'aimer " ...

avec un bémol posé devant l'abandon, le découragement, le renoncement face à ... un monde dénué d'acceptation, de tolérance, d'amour sans condition, de gentillesse...

avec un dièse sur le lâcher prise total, l'acceptation de ce qui est au nom de l'Amour... quoi qu'il se passe...

avec un dièse sur "j'accepte de mourir par et pour l' amour plutôt que de vivre sans"... (= la mort n'est rien face à ...)

* sur la 2eme musique,  sublime  "Autumn Rose" - musique originale de Ernesto Cortazar -  

avec un dièse sur la magnificence d'être d'une rose qui est, tout simplement,  s'épanouit, sans besoin de regard ou consentement de qui/quoi que ce soit... qui de petit bouton se métamorphose en fleur et resplendit de toute sa beauté, exhalant sans rien attendre en retour son subtile parfum, puis se fane repue de sa mission d'être ce qu'elle est... pour re-naitre à nouveau...

Être, ne serait-ce que l'espace de la vie d'une rose, mais être pleinement soi, pleinement ce " pour quoi " on est là...

♥ _/\_ ♥ 

Etre gentil …. la vraie gentillesse engendre la réciprocité

Etre gentil, ce n’est pas dire oui à tout, mais, au contraire, savoir s’affirmer face à l’autre dans une bienveillance assumée. Un état d’esprit bénéfique pour la santé physique et psychique qui se révèle souvent contagieux.

Etre gentil, ce n’est pas être naïf, ni se faire avoir. Ça, c’était avant, quand nous pensions que, pour réussir, il fallait être cynique et égoïste. En l'an deux mille et plus,  la gentillesse, qui embrasse générosité, bienveillance et altruisme, est devenue incontournable au bonheur d’être soi, de vivre et travailler ensemble, une évidence partagée par – presque – tout le monde.

Nombreuses sont en effet les études scientifiques qui prouvent qu’elle est bénéfique pour la santé physique et psychique. De plus en plus de managers réalisent aussi qu’elle est indispensable dans le monde du travail. 

Bien sûr, nous avons encore parfois de vieux réflexes qui nous reviennent. Nous avons appris, enfants, à ne pas parler aux inconnus, à nous montrer méfiants. Nous avons ensuite compris, à l’école, qu’être gentil n’était pas valorisé : «fayot », « lèche-bottes »…

Pour être accepté dans la bande, mieux valait ricaner de celui qui tombait que l’aider à se relever. Au travail, cela ne s’est pas arrangé, puisque, pour grimper les échelons, nous avons cru comprendre qu’il fallait écraser les autres. Un cynisme qui n’est plus de mise aujourd’hui. Mais, si la gentillesse est une valeur montante, encore faut-il en cerner les contours. Il y a quantité de fausses gentillesses, qui en ont l’apparence mais pas la motivation.

Côté manipulation trône le calculateur, celui qui est gentil pour arriver à ses fins. Ou celui qui se réfugie dans l’obséquiosité pour mieux pousser son interlocuteur à l’agacement. Il y a encore la gentillesse sélective : sympa avec le patron, moins avec la caissière.

La gentillesse en miroir, qui consiste à faire à l’autre ce que nous aimerions qu’il nous fasse.

Celle qui cherche à éviter la dispute. Ou une autre que nous partageons tous, qui cache notre peur de ne pas être aimés. « Nous sommes souvent gentils pour ne pas paraître méchants. Nous restons positifs, disons oui à tout, pour éviter le conflit » Par peur de l’autre. Ou par peur de nous-mêmes, pour ne pas montrer notre part d’ombre, ce dont nous avons honte et que nous redoutons de dévoiler. « Nous croyons que cette fausse gentillesse nous sort de la solitude,mais elle nous empêche d’atteindre le cœur de la relation ;

Plus souvent, nous courons surtout le danger répété de nous couper de nous-mêmes, de nos ressentis, de nos besoins. Car la vraie gentillesse ne se trouve pas à l’opposé de la méchanceté, mais là où réside l’affirmation de soi. Savoir dire non, s’opposer, contester, se révolter nous permet en effet de dire pleinement oui, d’être réellement gentils lorsque nous le désirons. Regarder notre ambivalence, lorsque par exemple nous voudrions grogner plutôt que sourire, nous permet d’apprivoiser toutes les facettes de notre personnalité et de choisir la plus adaptée aux enjeux de la relation et du moment. Centrés, sûrs de nous, nous saurons alors être pleinement gentils.

« Ceux qui savent entrer en conflit sans violence n’ont pas besoin de faire semblant d’être gentils. La juste attitude naît dans un rapport égalitaire et authentique, lorsque nous sommes capables d’affirmer nos besoins tout en écoutant ceux des autres. Elle fleurit dans la confiance, lorsque nous donnons à voir notre être profond, sans peur d’être jugés ou abandonnés.

La véritable gentillesse, c’est l’amour de soi et des autres. »

Non pas une faiblesse qui soumet à l’autre, plutôt une force qui permet de s’ouvrir à lui. Car la vraie gentillesse engendre la réciprocité.

Sauf à avoir en face de soi un pervers patenté, elle dissipe la peur et la méfiance. Parce qu’elle relie à l’autre, elle produit de la bonne humeur et du plaisir à être ensemble. Et elle se transmet facilement, parce qu’il suffit de bénéficier de la gentillesse de quelqu’un pour avoir envie d’en faire preuve à son tour.  

(Charles Rojzman)

Souce  : http://comm1histoire.unblog.fr/2014/01/27/etre-gentil-la-vraie-gent...

Personnellement, je n'ai pas envie d'être "gentil"? Je préfère être aimant, sociable, vrai, réaliste. Les juifs pendant la guerre étaient "gentils" et ils ont été gentiment envoyés dans les camps.

Seul l'Amour est vrai. Il est vrai parce qu'il est ressenti, perçu par l'autre. Et comme il est dit plus haut, je ne peux véritablement aimer l'autre que si je m'aime moi-même. Et là, je ne serais pas gentil, mais aimant et l'autre va le ressentir comme quelque chose d'authentique.

Il y a aussi cette phrase qui me gène: La gentillesse en miroir, qui consiste à faire à l’autre ce que nous aimerions qu’il nous fasse. Cela équivaut à donner un steak à un lapin ou des carottes à un lion. Ce que j'aime moi n'est pas forcément ce que l'autre aime... Une mère "gentille" peut donner des bonbons à son enfant...

* gentil 

Adjectif

Nom 1) Du latin gentilis (« de la famille, de (la) race »), dérivé de gens (« race, tribu, nation, famille »). [1]
Explication de Bernard Cerquiglini sur TV5MONDE

(Nom 2) Du latin ecclésiastique gentiles (« les barbares, les païens »), calque du grec τὰ ἔθνη, ta ethnê (« les peuples, les nations »), pluriel de ἔθνος, ethnos(« nation, tribu, famille ») qui dans la Bible, employé exclusivement au pluriel, prend le sens spécifique et collectif de « non-juifs » par rapport au « peuple juif », le peuple élu de Dieu.

* gentillesse - être gentil :

Nom commun féminin

" La gentillesse est l'acte ou l'état d'être gentil. Elle est caractérisée par la bonté et le comportement de bienfaisance, caractère doux, tendre et soucieux des autres. Elle est connue comme une vertu, et reconnue comme une valeur dans de nombreuses cultures et religions. " 

gentillesse, 13 synonymes
amabilité, aménité, attention, bienveillance, bonhomie, bonté, caresse, douceur, empressement, grâce, indulgence, prévenance, tendresse.

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