5ème dimension et compassion

On définit la 4ème dimension comme étant celle de la pleine conscience et la 5ème, celle du pur amour et de la pure compassion. Si j’en comprenais sommairement le sens d’un point de vue intellectuel, je dois admettre que l’application de ces notions dans ma vie demeuraient nébuleuses depuis toujours. Que veut dire au fond l’expression « pleine conscience »? Faut-il simplement mettre en pratique le fameux concept du moment présent pour y accéder, en étant dans la présence de chacun de nos gestes, chacune de nos pensées, chacune de nos sensations? Ou faut-il plutôt être conscient de la réalité de la 3ème dimension tout en étant présent aux mondes subtils et aux dimensions supérieures ?

Selon ce qu’on m’a transmis, la pleine conscience inclut tout ce que je viens de nommer, avec une nuance importante, être présent aux autres. Que font nos enfants quand on est au boulot? Que font les gens qu’on aime pendant qu’on ne les voit pas? Où se trouvent-ils? Est-ce qu’en fermant les yeux, on peut se relier à eux et ressentir leurs états d’âmes? Voilà ce que veut aussi dire pleine conscience. L’énergie actuelle favorise le développement de ces facultés télépathiques. On peut s’entrainer à connecter avec les dimensions plus subtiles de notre être, qui nous relient tous à chaque instant. Suffit d’être présent à nos sensations.

Il nous arrive tous de ressentir un proche à distance et de dire « ah, je pensais justement à toi », quand on répond au téléphone ou qu’on ouvre notre boîte de courriels. La pleine conscience prend racine dans cette sensation de savoir avec notre corps avant de le savoir avec notre tête. On perçoit une vibration ou on reçoit une image par le 3ème oeil qui se traduit ensuite par une pensée. Si on prend une nanoseconde pour s’arrêter et goûter cette sensation, elle va nous indiquer le chemin à suivre. Le hic, c’est que dans nos sociétés modernes trop pressées, on n’a plus cette faction de seconde pour ressentir quoi que ce soit. D’où la recherche incessante de sensations fortes extérieures, qui nous amène à dévier de notre réel quête. Ce qui entraîne aussi une distortion dans nos comportements. On réagit au lieu d’agir. Quelle est la nuance? La réaction est un automatisme activé par des conditionnements et par des croyances. On réagit à une parole, par exemple, parce qu’elle a déclenché en nous un inconfort, une contrariété, une frustration qui nous indispose. On ne prend pas le temps d’en ressentir la source pour en décoder le message, on tombe automatiquement dans le réflexe conditionné de la réactivité. La réaction combat le feu par le feu, et on finit par se brûler.

L’action, quand à elle, est le prolongement naturel de la sensation. On entre dans l’action parce qu’on a pris le temps (une fraction de seconde, je le répète) d’identifier dans notre corps ce que la sensation nous indique. Un malaise par exemple, peut vouloir nous dire qu’on ne se trouve pas à la bonne place, que ce soit dans un travail, une activité sociale, une discussion, et qu’on va se renier si on y reste. Mais, en raison d’un ensemble de conditionnements, on va y demeurer quand même, pour plaire aux autres et être reconnus. Ne pas écouter nos ressentis conduit à se trahir soi-même et, puisque tout est parfait, à prendre conscience un jour ou l’autre qu’on s’est blessé, parfois même jusqu’à s’en rende malade. La maladie ou la dépression est généralement le signal d’alarme qui sonne l’éveil, et par le fait même, le début du retour vers la Maison, en commençant par l’étape de la pleine conscience.

Je ne vis pas encore à temps plein dans la pleine conscience. J’y touche souvent, mais pas en permanence. Et pourtant, depuis un an, je goûte aussi au pur amour et à la compassion de la 5ème dimension. Il faut dire que j’ai toujours été attiré par la bonté. C’est la première qualité que je reconnais chez les gens, signe manifeste que je la porte également en moi. On la porte tous. Mais je ne savais pas avant l’été 2013 comment transmuter cette bonté en réelle compassion. Je me souviens avoir pleuré tout au long d’un reportage sur le maître indou Amma (Mata Amritanandamayi), cette femme exceptionnelle qui consacre sa vie à prendre des gens dans ses bras pour leur transmettre sa naturelle compassion, parce que je reconnaissais en elle une fréquence qui m’appelle. Pourtant, je ne pouvais ressentir à cette époque que de la sympathie ou au mieux, de l’empathie pour les autres. La sympathie m’amenait à prendre les souffrances des autres sur mes épaules jusqu’à développer moi-même toutes sortes de symptômes et de petites maladies. Par la suite, j’ai découvert l’empathie, le sentiment qui selon moi se rapprochait le plus de la compassion. Je pouvais me mettre à la place de l’autre et ressentir sa souffrance, sans  toutefois la prendre sur moi, pour mieux l’accompagner dans sa guérison. Mais je ne comprenais toujours pas la compassion.

En accompagnant mon amie Anne-Marie dans sa guérison d’un cancer à l’été 2013, j’ai vécu une grande phase de désidentification (décrite dans une chronique antérieure) qui m’a fait découvrir une nouvelle dimension. En laissant derrière mon personnage, j’ai contacté mon Être. Là se trouvait la véritable compassion, cette faculté de reconnaître l’autre dans toute sa lumière, même quand il ou elle est souffrante. Je n’ai pas pris sa maladie sur mes épaules. Je n’ai pas tenté de me mettre à sa place. Je n’ai pas voulu la sauver non plus. Je n’ai fait qu’accompagner son processus, qu’il soit un chemin vers la guérison ou la mort, sans m’attacher à la finalité. Sur ce chemin, j’ai découvert la bienveillance, soit l’action d’aimer inconditionnellement, dans le détachement, sans attente. J’ai accepté qu’elle vive… et qu’elle meure. Peu importe, elle choisissait la Vie. Parce que la vie ici ou ailleurs, il n’y a que la Vie. Et sur ce chemin, j’ai rencontré le renoncement. Celui qui nous fait aimer tout ce qui Est et qui nous ouvre la porte de la 5ème dimension.

Sans même vivre à temps plein dans la 4ème, j’ai compris et intégré partiellement la 5ème. Comme quoi ces mondes sont fluides. Ils sont unis. La séparation n’existe pas. Et je peux voyager entre la 3ème et la 5ème à ma guise puisque les barrières sont tombées.

Moi qui croyais qu’il fallait avoir complété une étape pour avoir accès à l’autre, et bien je l’avais tout faux. On peut osciller entre les dimensions sans contrainte autre que nos croyances. Même quand on est contrarié et déconnecté de notre pleine conscience de la 4ème, qu’on se retrouve les deux pieds dans la lourdeur de la 3ème, on peut choisir de rester dans la compassion de la 5ème. Parce que le voile s’est levé. Les frontières sont ouvertes et nous permettent maintenant de voyager librement, avec une légèreté retrouvée.

Alors, avez-vous envie d’agir ou de réagir? Voici, selon moi, comment le parcours des sensations nous entraîne à entrer progressivement dans la 5ème dimension!

France Gauthier

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07nkxmynw4qkx Commentaire de 07nkxmynw4qkx le 1 mai 2014 à 21:23

Ce texte est pour moi, entre autres.

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