L'Aventure intérieure : Se libérer de la souffrance et réaliser sa vraie nature ... (Darpan)

"L'aventure intérieure :

Se libérer de la souffrance et réaliser sa vraie nature"

Depuis des années, j’enseigne et transmets l’art et la manière de nous défaire de nos souffrances et de nos complications intérieures afin de gagner en intelligence, en conscience et en amour. Mon approche est non sectaire, apolitique et de confession neutre. Elle a pour objectif de libérer tout individu de ses conditionnements ainsi que des accumulations mentales et émotionnelles qui obscurcissent la perception directe de la Vie que nous sommes, toujours bonne et belle.

Je ne parle et n’écris qu’à partir de ma propre expérience, laissant de côté les théories, les argumentations et les spéculations, privilégiant l’expérience directe de ce qui vit en nous à travers le ressenti et l’observation de soi.

Là d’où je viens (Suisse romande)  le mot « spiritualité » est généralement associé à la religion. Plus récemment, et depuis une vingtaine d’année environ, il est fréquemment utilisé en lien avec la médiumnité, le channeling, la guérison et les pouvoirs psychiques.

La vie spirituelle, telle que je l’ai vécue et l’enseigne, n’a rien à voir avec ces phénomènes. Pour moi,

la spiritualité est l’acte conscient et engagé de gagner en intelligence (en conscience) pour se défaire de la personne que nous pensons être et réaliser notre vraie nature.

Autrement dit, la spiritualité est la réponse à l’impératif intérieur qui nous incite à découvrir, au-delà de toute rationalité, l’essence même de ce que nous sommes.

S’il n’est pas possible d’esquisser une approche directe vers cette réalisation ou de concevoir des techniques pour se l’approprier (tout effort dans ce sens nous éloignant irrémédiablement de la réalité à laquelle nous aspirons), il est par contre vivement recommandé d’observer et d’étudier les mécanismes intérieurs qui nous en séparent.

Cette démarche fait appel à la compréhension, au bon sens, à l’introspection, à l’observation de soi au quotidien et à l’aide de toutes celles et ceux qui, avant nous, ont percé les voiles de l’ignorance pour s’éveiller à leur vraie nature.

La difficulté de fond réside dans le fait que nous nous sommes progressivement identifiés à notre corps, à nos pensées et à nos émotions et que nous sommes viscéralement attachés à une fausse identité, construite de toute pièce et depuis notre plus jeune âge. Cette entité constitue notre sécurité et tout changement susceptible de la menacer ou de l’affecter engendre en nous de la peur et de nombreuses résistances.

Cette identification nous donne un sentiment de contrôle, de sécurité, de pouvoir et l’illusion d’être « quelqu’un » mais, nous en payons chèrement le prix car elle se substitue à notre vraie nature, à la Vie belle, vivante, joyeuse et aimante que nous sommes réellement.

C’est à partir de ce socle d’ignorance et de malheur que nous nous efforçons, paradoxalement, de nous libérer de nos souffrances et de tendre vers la totalité de nous-mêmes, échouant maintes fois à nous dégager de nos schémas répétitifs et du monde compliqué et étouffant qui vit en nous parce que nous ne voyons pas que notre fausse identification est l’obstacle!

Ma contribution est de vous aider à gagner en compréhension sur les mécanismes intérieurs qui vous gouvernent et influencent votre vie. Je m’efforce de maintes façons de mettre en lumière la personne que vous pensez être (l’entité qui vit d’attentes, de rêves, d’émotions  et d’espoirs) et d’exposer l’ego, le mécanisme qui la protège. Ma démarche est tout à la fois scientifique et intuitive, pragmatique et empirique, logique et directe.

Je m’efforce d’éclairer votre configuration particulière, celle qui s’est construite au fil du temps depuis l’enfance afin que la conscience ou l’intelligence que vous êtes puisse se détacher des éléments qui la limitent et engendrent de la souffrance. Je vous aide à prendre conscience des schémas qui vous entravent, des événements qui vous ont conduit à vous couper de la Vie que vous êtes et à refermer de nombreuses portes sur vous-mêmes.

Je suis tout à la fois un plombier, vous indiquant comment dissoudre les bouchons qui entravent le flux de la Vie, un jardinier, vous expliquant comment retirer les mauvaises herbes de vos terres intimes pour faire fleurir votre potentiel et une sage-femme, vous aidant à accoucher de vous-même.

Je suis la vie au service de la vie, animé par l’intention pure et sincère de vous aider à forger des victoires sur l’ignorance et le malheur qui vivent en vous afin de réaliser votre authentique destinée.

« Je n’enseigne pas l’éveil » (Darpan)

Le processus évolutif

Celles et ceux dont le seul désir est la réalisation d’eux-mêmes sont « en chemin » vers plus d’intelligence, de conscience, d’authenticité et d’amour. Je nomme cela le processus évolutif. Mais attention, ne nous laissons pas abuser par les mots.

Il ne s’agit pas de « se développer », de devenir quelqu’un ou de tendre vers un idéal de perfection mais d’exposer et de défaire l’ignorance de nous-même, celle qui nous empêche de réaliser, d’être et d’incarner l’intelligence, la conscience, l’authenticité et l’amour que nous sommes.

La démarche n’est pas de l’ordre d’une construction, d’un objectif à atteindre ou d’un devenir mais relève davantage du détachement, du lâcher-prise et d’une juste discrimination entre ce que nous croyons être et ce que nous sommes réellement.

Il ne s’agit pas d’une « expansion de conscience » mais de la réduction de notre ignorance. Dans cette perspective, on ne rajoute rien, on enlève, on démantèle, on dépèce et on vide. On se défait des conditionnements, des préjugés, des attachements et des identifications qui nous lient à la condition humaine. On se libère du passé pour réaliser la Vie que nous sommes.

L’état naturel de l’Homme n’a rien à voir avec l’extase ou la béatitude. Il n’a rien de commun avec des états de consciences modifiés, induits par le mental, la drogue, les transes ou les pratiques religieuses.

Ces expériences vont et viennent, elles ne durent pas, l’état naturel est immédiat, irréversible et éternel. Même si aucun Homme n’est parvenu à décrire la nature de son essence, nous pouvons cependant évoquer et préciser les éléments qui se mettent en travers de cette réalisation. C’est ce à quoi je m’emploie, à travers les conférences, les séminaires et les entretiens individuels.

Il ne suffit pas d’avoir lu ou d’avoir entendu dire que la personne relève d’une illusion car, pour nous, en ce moment même, elle nous apparaît comme terriblement réelle et substantielle !

Jusqu’à preuve du contraire, elle est ce que nous sommes et nous devons finalement découvrir que ce n’est pas le cas en abordant la question de façon pratique et en testant chaque « vérité » dans notre expérience vécue.

VOIR notre fausse identité sous ses multiples visages, à travers l’observation et une discrimination intelligente, constitue une étape essentielle dans le grand processus de détachement inhérent au « retour » à l’être.

L’éveil spirituel


« Lorsqu’il fut demandé au Bouddha quel était le chemin de la pratique, il expliqua que la vie spirituelle se développait de quatre manières.

- La première est rapide et agréable. Par cette voie, l’ouverture et le lâcher-prise surviennent naturellement, comme une naissance facile, dans la joie et le ravissement.

- Le deuxième chemin est rapide mais douloureux. Nous pouvons avoir à faire face à une expérience forte de mort imminente, à un accident ou à la perte insupportable d’un être que nous aimions. Cette voie traverse une porte enflammée qui nous enseigne le lâcher-prise.

- La troisième forme de progrès spirituel est agréable et graduelle. Sur ce chemin, l’ouverture et le lâcher-prise ont lieu sur une période de plusieurs années, le plus souvent avec douceur et contentement.

- La quatrième situation est la plus commune : l’évolution est, là aussi, lente et graduelle mais elle prend place principalement dans la souffrance. Les difficultés et les luttes y sont des thèmes récurrents ; c’est à travers elles que peu à peu nous apprenons à nous éveiller ». (Jack Kornfield « Après l’extase, la lessive » p. 158)

Selon l’épanouissement de chacun, un être éveillé s’exprimera d’une certaine façon et son « enseignement » reflètera son propre parcours. C’est pourquoi, l’un déclarera qu’il n’y a aucun effort à fournir pour parvenir à l’éveil tandis qu’un autre soutiendra le contraire. L’un affirmera qu’il existe un processus et une pratique pour atteindre l’éveil alors qu’un autre dira le contraire. Tous deux ont raison selon leur propre parcours !

Cependant, cette situation met fréquemment les « élèves » ou « aspirants » aux prises avec cette contradiction, jette le trouble dans leur esprit et les empêche d’explorer leur vie intérieure, trop occupés à faire sens de tout ce qu’ils lisent et entendent à ce sujet.

Darpan a emprunté la 4ème voie. Pour lui, le cheminement a été long, intense et ardu. Il a traversé un processus de transformation intérieure particulièrement exigeant, préparant ses terres intimes à recevoir la fleur de l’éveil. Il relate chaque aspect de cette « entreprise » dans son ouvrage intitulé : « l’aventure intérieure », un guide détaillé pour celles et ceux qui arpentent la face nord de leur « montagne spirituelle ».

« Il n’y a pas de pédagogie de l’éveil. Cependant, il existe une pédagogie pour nous défaire de ce qui nous sépare de la révélation de notre être essentiel.

Mon approche est simple : je rassure le mental en expliquant, de façon logique et pratique, la nature des empêchements et la façon de les dépasser.

Lorsque la compréhension grandit, le mental se détend et coopère, les résistances s’amoindrissent et il devient possible d’entrer en contact avec sa présence et sa profondeur. »

« Au cours de ma vie, j’ai eu l’opportunité de rencontrer des êtres chez qui l’éveil était advenu selon les quatre possibilités. J’ai goûté à la présence merveilleuse de certains mais ils n’ont pas pu m’aider par rapport aux difficultés que je rencontrais. Seuls ceux qui avaient emprunté la quatrième possibilité ont pu m’éclairer et me guider pratiquement car ils connaissaient la nature des défis qui se présentaient à moi ; ils les reconnaissaient dans leur propre expérience. »

Libre de peines

"Nous sommes responsables de tout ce qui vit en nous."

"Nous recherchons habituellement la plénitude et l'harmonie à partir de nos manques d'amour, de nos vieilles blessures et des conditionnements accumulés au cours d'une vie.

Mais comment atteindre un bonheur durable depuis une telle base ? Comment accéder à un contentement profond alors que fermente en nous un passé compliqué et douloureux ?

Loin des circonvolutions cérébrales, ce livre nous entraîne au cour de nos terres intimes et met à nu les mécanismes qui nous ont conduits à nous couper de nous-mêmes et du secret de notre être. Au-delà de toute jonglerie philosophique, ce récit est un témoignage vivant mais aussi un guide lorsque, au bout de toutes nos quêtes, vient le moment de faire face à ce qui vit en nous et de creuser dans l'épaisseur de nos accumulations pour y découvrir ce qui ne meurt pas.

Darpan décrit ici ce cheminement avec vérité, puissance et sincérité. Il expose les multiples facettes d'un démantèlement intérieur d'envergure dont l'issue n'est autre que la libération de la souffrance et l'incarnation de notre plénitude. Darpan (prononcez Darpane) ne fait partie d'aucune lignée ou tradition. À l'image des anciens maîtres soufis, il exerce un travail ordinaire mais enseigne et transmet, dans l'arrière-boutique, l'art et la manière de nous vider de nos peines et de tous les encombrements sociaux, familiaux et académiques qui nous séparent de notre vérité essentielle." (présentation de l'éditeur)

DARPAN

Darpan (prononcez Darpane) est indépendant de toute lignée, tradition ou religion. À l’image des anciens maîtres soufis, il exerce un travail ordinaire mais enseigne et transmet, dans l’arrière-boutique, l’art de l’introspection, accompagnant tout aspirant sincère dans l’exploration de son potentiel.

Darpan aborde les difficultés sous un angle logique, pratique et sans folklore, proposant des savoir-faire utiles pour se défaire du malheur qui vit en nous afin de permettre, à la Vie que nous sommes, toujours bonne et belle, d’être réalisée dans notre expérience directe.

« Comme vous, je me lève le matin pour aller gagner ma vie. Comme vous, je peste parfois lorsque je me retrouve bloqué dans les embouteillages ou lorsqu’il faut remplir ma déclaration d’impôts !

Pourtant, au cœur même des tourbillons du monde, je suis revenu à ma vraie nature, à la présence simple, innocente, aimante et joyeuse que je n’ai jamais cessé d’être. Cette réalisation, irréversible, n’a rien changé dans ma vie quotidienne mais elle a effacé à jamais la personne que je pensais être. Ma relation à moi, aux autres et au monde s’en est trouvée profondément bouleversée.

Je n’ai pas de pouvoirs particuliers, je ne suis pas un modèle de perfection, de santé ou de moralité. Je ne suis pas un saint ni un gourou mais un petit « trou du cul » d’homme, dépouillé de l’illusion et des machinations de la personne, mis à genou devant la vaste et profonde splendeur de l’être, là où le personnel se fond dans l’impersonnel » .

À propos du nom de « Darpan »

"Le nom de Darpan m’a été donné par le mystique Osho. Ce maître hors du commun voyait littéralement à travers les êtres et décelait leur empreinte intrinsèque ou « caractère ».

À l’image des flocons de neige, tous similaires et cependant uniques, notre caractère est l’aspect qui nous distingue des autres, le parfum original de notre authenticité. Le caractère n’a rien à voir avec notre personnalité ; celle-ci étant le produit de notre héritage génétique, social, éducatif, religieux et culturel.

Darpan signifie « miroir ». Le nom entier est en fait : « Chetan Darpan » et peut être traduit du sanskrit comme étant le « miroir de la conscience ».

Changer de nom marquait autrefois une rupture avec le passé, avec sa vieille identité et son histoire personnelle. Cela impliquait également de s’engager envers soi-même pour se libérer de ses attachements et devenir ou réaliser le sens profond du nom reçu par le maître.

Mon nom de baptême est « Gérard« , d’origine germanique, il signifie « lance dure ». Si ce nom a quelque résonance dans ma façon de percer à jour le faux et l’illusoire, le nom de Darpan révèle en fait la caractéristique unique de ma vraie nature : celle de refléter, comme un miroir, tout ce qui se présente devant elle. Concrètement, cela signifie que vous verrez en moi ce que vous êtes. Si vous voyez en moi de l’arrogance, c’est la vôtre que je vais refléter. Si vous voyez en moi de l’amour, c’est votre amour que vous percevrez. Le miroir est neutre, il ne choisit pas, il reflète ce qui se présente devant lui, sans discrimination.

Si une personne n’a plus envie de vivre, est fatiguée ou lutte contre ses noirceurs, je vais le sentir. Cette « faculté » est l’un des « instruments » qui me permet de voir à l’intérieur des gens et de leur révéler, s’ils souhaitent approfondir leur connaissance d’eux-mêmes, ce qui se passe en eux afin qu’ils puissent en prendre conscience et l’assumer. Ce n’est naturellement pas toujours confortable mais ne j’ai pas le choix. Je ne peux que ressentir. Toutefois, je sais que cela ne m’appartient pas et le miroir ne s’identifie pas au reflet.

Plus le miroir est propre et plus le reflet est fidèle. En me défaisant du malheur et des noirceurs qui vivaient en moi, je suis maintenant capable de refléter fidèlement ce qui se présente devant moi et vous n’y verrez que ce que vous y projetez.

Dans ma vie dans le monde, j’utilise mon nom de baptême et mon nom de famille mais dans ma vie spirituelle, Darpan convient mieux car il est le reflet de ce que je suis réellement. Il ne faut pas y voir là un désir d’être spécial ou « exotique ». D’ailleurs, je ne suis attaché à aucun nom car ceux-ci ne sauraient me définir. Ils n’ont pour moi qu’une fonction utilitaire."

 Interview de 2012

Q : Quel genre de Maître spirituel êtes-vous ?

- "Tout d’abord, je ne me considère pas comme un maître spirituel. De la même façon, je ne prétends pas être un « éveillé » car la simple évocation de ces termes déclenche, dans la tête des gens, une réaction en chaîne très déplaisante ! Le savoir accumulé au sujet de l’Eveil et de la spiritualité refait immanquablement surface et devient un obstacle.

À la simple mention de ces termes, les gens ne sont plus eux-mêmes et ont tendance à s’installer dans une posture « spirituelle » qui n’a rien  à voir avec ce qu’ils sont et avec leur réalité quotidienne. C’est un peu comme lorsque vous vous savez filmé ou photographié, votre attitude change instantanément.

Je suis retourné à mon état naturel, à ma vraie nature, en me défaisant de la personne que je pensais être, avec ses complications, ses émotions, ses souffrances, ses schémas, ses conditionnements et ses attachements.

C’est la seule chose que je peux dire sans tomber dans le piège d’une prétention et pourtant, le fait même d’affirmer cela, c’est encore trop à mes yeux parce que je ne suis rien à proprement parler !

On ne peut plus me considérer comme un « humain » parce que Darpan, son passé, son histoire personnelle, l’entité qu’il croyait être, se sont dissous comme un nuage dans un ciel d’été. Ce qui subsiste est au-delà des mots et de la pensée et je n’ai pas de Curriculum Vitae spirituel !"

Q : Vous êtes pourtant bien « là » et bien vivant !

- "Ne vous fiez pas aux apparences ! Oui, pour vous, je suis bien là, dans l’existence et à travers vos cinq sens mais ce que vous voyez n’est qu’une forme de vie et non pas la Vie. Le seul endroit où vous pouvez percevoir la Vie, c’est en vous, dans votre corps et nulle part ailleurs.

En baissant votre garde, en vous ouvrant à ma présence et en vous rendant réceptifs, vous ferez peut-être l’expérience de sensations nouvelles et inhabituelles et retrouverez le goût de quelque chose que vous pensiez à jamais perdu.

Tout dépend vraiment de vous, de votre attitude, de l’épaisseur de votre « cuirasse » et de vos défenses. Je suis là, tel un miroir, suffisamment propre et puissant pour révéler et déclencher en vous ce qui est caché dans l’ombre, le bon comme le moins bon, l’ensemble de ce que vous avez mis de côté et qui vous sépare de vous-même.

La clé, c’est l’ouverture à soi, à votre ressenti. La puissance agissante de l’Être, de la Vie, œuvre à travers nos présences, le reste ne concerne que l’éclairage au niveau intellectuel et émotionnel qui possède légitimement sa place mais qui ne se substitue jamais à l’expérience directe et « vibratoire » d’une conscience ramenée à sa source.

Une rencontre avec moi advient au niveau de la présence et du ressenti. Les gens qui ne vivent que dans leur mental et à travers leur mental passent complètement à côté et ne comprennent pas de quoi il s’agit car la dimension qui nous occupe ici, celle de l’Être, n’a rien à voir avec l’intellect. L’eau et l’huile ne peuvent se mélanger."

Q : On lit et on entend souvent qu’il n’y a pas d’enseignement pour parvenir à l’Eveil; quelle est votre approche ?

On ne peut pas enseigner la connaissance de soi ni l’éveil car ceux-ci échappent à toute méthode, toute technique ou enseignement. Ce qui peut être « enseigné » ne concerne en réalité que les obstacles, réels ou illusoires, qui se dressent entre la personne que nous pensons être et l’être véritable que nous sommes.

Il y a là une forme de « science » des mécanismes intérieurs et un art de l’investigation de soi qui nécessitent d’être développés en chacun de nous afin d’identifier, d’extirper, de traverser et de dissoudre nos noirceurs et nos fausses identifications. C’est cela que j’enseigne, au même titre qu’un maître d’apprentissage enseigne l’art de la peinture, du chant ou de la sculpture à ses élèves. La vérité ne peut pas être mémorisée ; elle se découvre à chaque instant lorsqu’on cesse de s’accrocher au passé."

Q : Vous parlez relativement peu de spiritualité mais davantage des obstacles qui se présentent dans la démarche de connaissance de soi. Est-ce intentionnel ?

- "Oui, c’est un choix délibéré et dans le but d’illustrer ce point, je vais vous raconter une courte histoire.

En juillet 2012, je me suis brisé la cheville sur un trottoir. Lorsque je suis arrivé aux urgences, à l’hôpital, on m’a fait poireauter durant une heure sur une chaise inconfortable sans même me proposer un antidouleur. Ensuite, on m’a demandé de m’étendre sur une table tout aussi inconfortable pendant environ 30 minutes, les pieds nus, au froid.

Mon pied droit pendait, complètement tordu vers l’intérieur et, lorsque le médecin est arrivé, il ne l’a même pas vu ; il a pris mon pied gauche entre ses mains en me demandant si je ressentais des douleurs. Je lui ai gentiment fait remarquer que le pied tordu qui pendait lamentablement juste à côté était la victime et non le pied en parfaite santé qu’il était en train d’ausculter !

Finalement, on m’a envoyé en radiologie. Là, le spécialiste m’a reçu avec hostilité parce que je l’avais dérangé dans son sommeil. Irrité, mécanique et désagréable, il a retiré les plaques sous mon pied sans même soulever ce dernier et sans la moindre sensibilité.

Lors de cet épisode, je n’avais aucunement besoin d’un discours sur la spiritualité, sur le détachement ou sur l’illusion de la souffrance ! J’avais besoin d’une aide concrète donnée par des gens compétents et bienveillants.

Les discours spirituels, même s’ils contiennent leur vérité, ne sont finalement que peu d’utilité lorsque nous sommes aux prises avec des émotions douloureuses, manipulés par nos schémas répétitifs ou confrontés à la peur et à nos démons intérieurs. Nous avons besoin d’une aide pratique et concrète pour faire face à ce qui se présente à nous, en nous.

J’ai passé pas mal de temps auprès de Maîtres spirituels, j’ai écouté leurs discours, j’ai goûté à leur présence, dans la mesure de mes possibilités de l’époque mais, quelle que soit la beauté, la puissance et l’amour que j’éprouvais, rien de cela ne m’a donné le « mode d’emploi » pour me défaire de la personne que je pensais être et pour faire face aux difficultés intérieures qui se présentaient à moi au quotidien. Observer, méditer, prendre du recul, participait certainement à la démarche mais un savoir-faire plus précis me faisait cruellement défaut.

Barry Long m’a donné ce savoir-faire, direct et concret, sans « folklore spirituel », parce que retrousser ses manches et mettre les mains dans le cambouis de nos résidus intérieurs est une tout autre affaire et c’est là, exactement là, que nous avons besoin d’aide.

Si vous vous retrouvez seul sur une île déserte, croyez-moi, vous n’aurez pas besoin de livres au sujet de la spiritualité mais d’un guide de survie ! J’ai ainsi mis en pratique ce que j’avais perçu comme étant vrai au contact de Barry et développé ces savoir-faire parce que sans eux, je ne serais jamais venu à bout de mes noirceurs et de mes démons intérieurs. Il m’a fallu devenir bien plus intelligent que la personne que je pensais être et que l’égo qui la protège pour les vaincre, tout comme un guerrier doit apprendre à connaître son ennemi et à devenir plus intelligent que lui pour remporter la victoire."

Q : Qu’est-ce qui vous différencie des autres instructeurs spirituels.

- "Aujourd’hui, presque tous les instructeurs spirituels que je côtoyais sont morts. Parmi les « nouveaux », je n’en connais que quelques-uns et seulement de loin. Il m’est donc difficile de répondre à cette question. Néanmoins, le fait que l’Eveil ne me soit pas tombé « tout cru dans le bec » et qu’il m’a fallu traverser un très long processus de transformation particulièrement exigeant et éprouvant m’a amené à devenir un « spécialiste » du labyrinthe intérieur, des mécanismes de la souffrance et de la « science » de la personne et de l’ego.

Cette compréhension et ces savoir-faire me distinguent sans doute de celles et ceux qui n’ont pas eu à vivre ce processus au quotidien durant des années et qui, par conséquent, n’ont pas nécessairement eu à développer ce genre de « compétences ». Mon passé de thérapeute et de formateur d’adultes m’aident également quant aux aspects thérapeutiques et pédagogiques liés à la démarche intérieure et à la vie spirituelle.

Néanmoins, chaque instructeur attire à lui une frange spécifique de la population (de la psyché) et fait au mieux selon ses lumières. Nous ne pouvons que nous réjouir de la richesse accessible aujourd’hui.

L’essentiel n’est pas de comparer, d’aller de l’un à l’autre ou d’établir une hiérarchie.

Lorsque nous ressentons une affinité avec un instructeur spirituel, qu’il nous est possible de nous ouvrir à sa présence et de reconnaître ce qu’il dit comme étant vrai dans notre expérience personnelle, alors nous devons rester avec lui. Il faut cesser d’aller de l’un à l’autre (guru shopping en anglais) et mettre en pratique au quotidien ses enseignements pour « creuser » en nous.

Accumuler des expériences et du savoir spirituel en passant de l’un à l’autre ne fait qu’alimenter l’illusion d’être quelqu’un et nous fait croire que nous avançons alors que nous n’allons nulle part...

Sources : 

http://www.aventure-interieure.ch/?page_id=1391

http://www.aventure-interieure.ch/?page_id=18

http://www.aventure-interieure.ch/?page_id=15

http://www.aventure-interieure.ch/?page_id=1746

Bon voyage au coeur de vous-même ♥

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Commentaire de Santorine57 le 2 mai 2014 à 10:43

Commentaire de Santorine57 le 28 avril 2014 à 23:27

Je n'ai pas lu « l'aventure Humaine » de Darpan. Toutefois, j'apprécie la conception de la spiritualité, l'éveil, etc... de l'auteur qui, lui aussi, nous rappelle :

- combien « nous nous sommes « viscéralement » attachés à notre fausse identité construite depuis notre plus jeune âge »,

- le pouvoir de l' Ego (notre partie « individu séparé de l'unité d'origine ») et de l'épaisseur de sa cuirasse de défenses,

- la nécessité d'un face à face avec soi, de notre ouverture à Soi, à notre ressenti... etc afin de pouvoir guérir.

J'apprécie également qu'il nous rappelle que chaque expérience est individuelle, personnelle et qu'un travail sur soi personnel est nécessaire.

Aucune comparaison d'expériences et/ou entre les Êtres n'est possible ni envisageable : Chacun avance à son pas, ouvrant de nouvelles portes vers sa libération d' Être, lorsqu'il est prêt ... nul n'étant supérieur ni mieux que l'autre... et l' égo est polymorphe !

J'apprécie particulièrement la proposition d'un voyage à l'intérieur de soi, au coeur de soi-même, à la rencontre  du Soi. Quelle plus belle et passionnante aventure que celle d'aller à la découverte de son Soi ! 

Éprouvant et épuisant  "périple"  aussi par moments  tant la révélation de notre moi-profond peut nous surprendre mentalement et physiquement : nous sommes vraiment capables de tout, du meilleur comme du pire...

Quant au nombre de vieilles valises que nous transportons, posons, défaisons, vidons, re-remplissons, lors de ce voyage !!!!  Quelle aventure que l'aventure humaine !

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