Ce n'est plus un secret : le sommeil est un élément indispensable au bon fonctionnement de l'organisme et ce, dès les premiers jours de la vie. Ainsi, la durée du sommeil, comme sa qualité ou encore l'heure du coucher ont un impact crucial sur notre corps et sont capables d'entrainer un grand nombre de problèmes, s'ils ne répondent pas aux besoins. Troubles de l'humeur, somnolence, agressivité, stress, diminution des capacités physiques et intellectuelles ou encore prise de poids, les conséquences sont multiples. Avez-vous déjà partagé cet article? Partager sur FacebookPartager sur Twitter Facebook Twitter Mais qu'arrive t-il lorsque le manque de sommeil perdure ? Ou plus grave encore, lorsqu'on ne dort pas du tout ? Les troubles deviennent alors plus importants et peuvent à terme conduire à la mort. Toutefois, le manque total de sommeil reste quelque chose de difficile à étudier en laboratoire et aucun décès n'a jusqu'à ce jour pu être uniquement attribué à cette absence. L'an dernier, un Chinois de 26 ans est mort après avoir voulu regarder tous les matchs de l'Euro 2012 pendant 11 jours sans dormir. Une fois rentré chez lui, il s'est endormi et ne s'est jamais réveillé. Néanmoins, les médecins ont souligné que le jeune homme avait fumé et bu tous les jours, les empêchant ainsi de considérer le manque de sommeil comme cause principale de décès. A ce jour, le record est détenu par Randy Gardner, un Américain qui a l'âge de 17 ans en 1965 a tenu 264 heures (soit environ 11 jours) sans dormir dans le cadre d'un projet scolaire. A la fin de l'expérience, il a dormi 14 heures d'affilée et mis du temps à se remettre du manque de sommeil. Des conséquences fatales pour l'organisme Mais certaines personnes qui en font l'expérience ont déjà eu du mal à dépasser les 72 heures, durée au bout de laquelle les troubles de l'humeur notamment sont déjà bien présents. D'après les chercheurs, le manque de sommeil en tant que tel ne conduirait pas au décès, c'est plutôt les conséquences de ce dernier qui pourraient causer la mort. Dans les années 1980, des chercheurs ont tenu éveillé des rats pendant plusieurs jours et constaté que la majorité des sujets décédait dans les deux semaines. Toutefois, selon le Dr Jerome Siegel, professeur de psychiatrie à UCLA, interrogé par LiveScience, ces décès seraient davantage dus à une hausse de la pression artérielle et à une augmentation de la sécrétion de cortisol, l'hormone du stress. Comme il l'a souligné, au cours de cette expérience, les chercheurs ont empêché les rats de dormir en les réveillant, ce qui est légèrement différent du manque de sommeil. "Si vous restez debout toute la nuit, rien de tout ceci ne se produit", a t-il expliqué. Mais à plus long terme, un manque de sommeil peut bel et bien favoriser l'hypertension et perturber la sécrétion de certaines hormones, déséquilibrant par là-même, l'organisme entier. Le cas de Michael Jackson serait cependant un peu plus particulier. Le sommeil REM, une phase cruciale ? Selon le docteur Charles Czeisler de Harvard qui s'est exprimé pour CNN, la pop star pourrait être décédée suite à un sévère manque de sommeil. Spécialisé dans le domaine, le scientifique a affirmé que Michael Jackson n'aurait pas réellement dormi pendant 60 jours avant sa mort. Mais il ne s'agit pas là d'un nouveau record puisque c'est d'un sommeil bien spécifique dont la pop star aurait manqué, le sommeil REM. En effet, le sommeil est divisé en plusieurs stades : la somnolence (stade 1), le sommeil léger (2), le sommeil profond (3 et 4) et le sommeil paradoxal également appelé sommeil REM (pour Rapid-Eye Movement). Ces différents stades s'alternent en cycle d'environ 90 minutes, une nuit comprenant elle-même plusieurs cycles (3 à 5). Selon le Dr Czeilser, Michael Jackson aurait donc bel et bien dormi mais que superficiellement, sans atteindre le sommeil paradoxal, à cause des médicaments qu'il prenait. "Ce serait comme manger quelques boulettes de cellulose à la place du diner. Votre estomac serait plein, et vous n'auriez plus faim, mais cela vous apporterait zéro calories et ne comblerait aucun de vos besoins nutritionnels", a expliqué le Dr Czeisler cité par CNN. Le sommeil REM est la phase au cours de laquelle les rêves se produisent et est caractérisée par une activité cérébrale plus intense. Selon certains chercheurs, elle serait ainsi impliquée dans certains processus cérébraux importants. Des besoins en sommeil variables Ceci pourrait expliquer notamment pourquoi les personnes ayant connu un sommeil paradoxal se réveillent plus alertes que celles qui ne l'ont pas atteint. Pour autant, il existe quelques cas d'individus qui ont perdu la capacité d'atteindre cette phase du sommeil, à cause d'une atteinte cérébrale, et ceux-ci parviennent à vivre normalement. De même que le manque de sommeil, il est donc difficile de dire qu'une absence de sommeil REM en elle-même peut conduire au décès d'une personne. Par ailleurs, le sommeil demeure quelque chose de complexe et encore assez mystérieux que tout le monde n'expérimente pas de la même façon. Certains ont besoin de beaucoup de sommeil, quand d'autres pourront se contenter de quelques heures. Des besoins qui se modifient également au cours de la vie... Un bébé a besoin de 14 à 15 heures de sommeil environ à l'âge de 1 an, un adolescent de 9 à 10 heures et un adulte a besoin en moyenne de dormir 7 à 8 heures. Des variations qui rendent le sujet encore plus complexe à aborder.


Une nouvelle étude démontre que nos grands-mères avaient bel et bien raison : la pleine Lune peut réellement troubler notre sommeil ! On l'a tous entendu, et même pensé au moins une fois : "c'est la pleine Lune, j'ai du mal à dormir". Et si ce cliché populaire s'avérait vrai ? C'est ce que semble montrer une étude réalisée par des chercheurs suisses et tout juste parue dans la revue Current Biology. "Le cycle lunaire semble vraiment affecter le sommeil humain, même quand on ne voit pas la Lune et que nous ne sommes pas conscient de sa phase", indique Christian Cajochen, de l'hôpital psychiatrique universitaire de Bâle.


20 minutes de sommeil en moins Pour en arriver là, l'étude s'est portée sur 33 patients volontaires dont les scientifiques ont observé le sommeil. Des électroencéphalogrammes (EEG), des mesures des mouvements oculaires ainsi que des relevés hormonaux ont été pratiqués sur les volontaires. Résultat : les soirs de pleine Lune, les chercheurs ont compté en moyenne 20 minutes de sommeil en moins, 5 minutes de plus pour s'endormir et une réduction de 30% de la durée du sommeil profond ! Mais ce n'est pas tout, les taux de mélatonine, "l'hormone du sommeil", ont également connu une chute les soirs de pleine Lune. "Il s'agit là de la première étude fiable concernant une rythmicité lunaire structurant le sommeil humain", expliquent les chercheurs. Ce rythme circalunaire pourrait être le vestige de temps plus anciens où la Lune aurait influencé les comportements, comme par exemple pour la reproduction, ajoute Christian Cajochen. Un rythme circalunaire chez certains animaux Ce rythme basé sur un cycle de 28 jours (comme celui de la Lune) est déjà présent chez de nombreux animaux, comme les espèces marines vivant dans la zone de balancement des marais. En 2011, une étude révélait l'existence de gènes contrôlant le rythme circalunaire chez Clunio marinus, une larve de moustique vivant dans ces zones. Néanmoins, fait amusant, les données de cette étude ne sont en réalité pas nouvelles : elles datent des années 2000 à 2003. C'est en discutant autour d'un verre un soir de pleine Lune que les chercheurs ont eu l'idée de tester son influence sur le sommeil. Ils ont donc ressorti les données pour les mettre en parallèle avec le calendrier lunaire et c'est là qu'ils ont établi la corrélation. Avec dorénavant des données concluantes, les chercheurs ont pour projet de continuer à s'intéresser à l'influence de la Lune sur nos comportements, car même si celle-ci peut se retrouver cachée par la pollution lumineuse et les immeubles des grandes villes, son influence se fait tout de même ressentir.


Une équipe de chercheurs japonais est parvenue à lire une partie d'un rêve d'un humain. Grâce à cette avancée, les scientifiques espèrent pouvoir analyser l'état psychique d'individus, comprendre des maladies psychologiques ou encore commander des machines par la pensée. Nos rêves les plus profonds constituent pour les scientifiques un véritable enjeu, et ce, depuis bien des années. Est-il possible de lire un rêve ? Voire de pouvoir l'orienter ou même de le contrôler ? Pour le savoir, les chercheurs mènent de multiples travaux qui commencent semble t-il à mener quelque part. En effet, une équipe japonaise affirme avoir été capable de décoder une partie d'un rêve. Avez-vous déjà partagé cet article? Partager sur FacebookPartager sur Twitter Facebook Twitter Pour cela, ils ont enregistré l'activité cérébrale de trois personnes durant leur phase de sommeil et les ont réveillées lorsqu’elles entraient dans une phase de rêve pour leur demander quelle image elles venaient de voir. Cette opération a été répétée environ 200 fois par sujet. Ainsi, les chercheurs ont pu mettre au point une cartographie établissant le lien entre l’activité cérébrale et le rêve d’objets ou de sujets spécifiques (nourriture, livre, personnalités, meubles, véhicules...) aperçus dans les rêves. Des prédictions exactes dans 60 à 70% des cas Grâce à des algorithmes, les chercheurs sont ainsi devenus capables de "deviner" ce que voyait en rêve le sujet, grâce à l'apparition des mêmes signaux caractéristiques. Et la prédiction s'est avérée exacte dans 60 à 70% des cas la prédiction. Dans certains cas, l'efficacité était même encore plus probante. "Pour certaines catégories, comme les hommes, les femmes et d'autres personnages, vous pouvez prédire si cette personne est dans le rêve ou non avec une précision de 70 à 75%", a expliqué Yukiyasu Kamitani, principal auteur de l'étude et neuroscientifique des ATR Computational Neuroscience Laboratories de Kyoto. Néanmoins, bien que prometteurs, ces chiffres témoignent aussi des limites de la méthode. "En l'état actuel des travaux, nous ne voyons que des catégories de base et il n'est pas certain que l'on puisse aller jusqu'à comprendre les formes et les couleurs apparues", explique l'équipe du professeur Kamitani. Reste que la prouesse qu'ils ont réalisée est vue comme une véritable avancée dans le domaine. "Nous sommes tous intrinsèquement intéressés par le rêve, mais les neuroscientifiques, jusqu'à aujourd'hui, ne sont pas certains de ce que cela fait sur nous", a commenté Jack Gallant, qui étudie le système visuel du cerveau à UC Berkeley. "Ce serait donc bien d'avoir une méthode pour décoder [les rêves] pour nous permettre de savoir ce qui se passe lorsque nous rêvons", a t-il ajouté cité par le Los Angeles Times. Un premier pas à approfondir  De son côté, le Dr Allen R. Braun, qui étudie la base neurale du langage au National Institutes of Health a estimé que cette étude était : "un premier pas très important vers la compréhension de l'imagerie visuelle durant le sommeil". Toutefois, celui-ci a souligné que la méthode pourrait ne pas fonctionner pour décoder les rêves qui surviennent durant le sommeil REM (Rapid Eye Movement).  Les chercheurs japonais eux ont estimé que leur étude pourrait ouvrir la voie à de nouvelles machines commandées par l'esprit et à une meilleure compréhension de certaines maladies psychiatriques.

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