Notre vision reflète notre vision de la vie

 

Notre vision reflète notre perception de la vie

Les myopes
Si l'on imagine que nous sommes tous entourés d'une bulle d'énergie – nos filtres de perception personnels – nous pouvons en tirer quelques métaphores. Les myopes voient mieux ce qui est proche que ce qui est lointain. Ils sont plus polarisés sur ce qui se trouve à l'intérieur de la bulle que sur ce qui se trouve à l'extérieur. Ils se préoccupent de l'intérieur et ne regardent pas l'extérieur. L'énergie – la direction dans laquelle se porte l'attention – se tourne, se contracte vers l'intérieur, se détourne de l'extérieur. Les choses doivent être tenues de près pour être vues confortablement et nettement. Ce que l'on veut ou ressent paraît une expérience plus importante que ce que veulent ou ressentent les autres. La personne est tournée vers son moi, à un point excessif ; "JE" parais plus important que "TU" et, du point de vue de l'individu, "NOUS" ne semble pas inclure "TU" dans une relation d'égalité. La personne peut avoir un besoin exceptionnel d'intimité, de se tenir à l'écart du monde extérieur, se sentir intimidée par son environnement, avoir besoin de se cacher.

La pensée anticipe les événements ; la peur ou l'appréhension accompagnent cette façon de voir. C'est un souci qui empêche la personne d'être totalement présente, dans l'ici et maintenant. Le degré émotionnel de cette expérience de la vie dépend de l'équilibre individuel, en rapport avec le degré de myopie. Bien sûr, la personne peut présenter différents modes de compensation, par exemple un comportement agressif destiné à minimiser sa timidité, ou un comportement excessivement extraverti pour camoufler le fait qu'elle se cache intérieurement. Mais notre propos porte sur ce qui est à la base de ces comportements extérieurs.

Les hypermétropes
Dans le cas de l'hypermétropie, on voit mieux ce qui est loin que ce qui est près. Les hypermétropes se focalisent plus sur ce qui se trouve à l'extérieur de la bulle que sur ce qui se trouve à l'intérieur. L'énergie est tournée à l'extérieur, en expansion ; elle s'éloigne de ce qui est à l'intérieur, tient à distance ou cherche à faire reculer ce qui est à l'extérieur.

Il faut tenir les choses à distance pour les voir nettement et sans effort. Ce que veulent ou ressentent les autres est vécu comme plus important que ce que l'on veut ou ressent soi-même. La personne est tournée vers les autres, s'écarte d'elle-même de façon excessive de manière excessive. Le "TU" paraît plus important que le "JE" et, du point de vue de l'individu, dans "NOUS", "JE" occupe une position inférieure.

Les presbytes
Alors qu'un myope se retire vite et facilement en lui-même, un presbyte y parvient difficilement car son attention reste tournée vers l'extérieur. On éprouve plus d'intérêt pour la vie des autres que pour la sienne, et on évite de se pencher sur la sienne. On amplifie une image, on s'y identifie et on y attache plus d'importance qu'à son identité essentielle, qu'à ce que l'on est réellement. On réprime tout sentiment de colère, pour ne pas heurter les autres. La pensée se focalise sur le passé, avec de la colère et des mécanismes d'auto-justification, ou le sentiment de ne pas avoir fait ce qu'il fallait. Cette angoisse empêche la personne d'être totalement présente.

Là aussi, ce comportement atteint un degré variable suivant l'équilibre de la personne, de même que la presbytie, et on peut constater des comportements extérieurs de compensation, tels qu'une attitude exagérée de "sainteté" pour cacher la culpabilité, ou une extrême gentillesse pour couvrir la colère.

Les astigmates
Chez les astigmates, la bulle d'énergie est déformée, ce qui correspond à une volonté hésitante et à des sentiments incertains, selon que c'est l'œil droit, l'œil gauche, ou les deux yeux qui sont atteints.

D'un point de vue métaphysique, l'œil droit (l'œil de la volonté) représente la vision nette de ce que l'on veut, tandis que l'œil gauche (l'œil de l'esprit) représente la vision nette de ce que l'on sent. Chez les gauchers, c'est l'inverse. Dans une situation donnée, un astigmate commence par vouloir ce qu'il désire ou ressent comme juste pour lui, puis le trouve inadéquat et change d'avis. Il croit en ce soi-disant changement, sans plus réussir à voir clairement ce qu'il voulait ou ressentait vraiment. Il se centre surtout sur ce qu'il "devrait" vouloir ou ressentir, plutôt que sur sa vérité. Il en découle une perception confuse de ce qu'il est réellement. Qui pourrait-il être s'il arrêtait de faire semblant d'être ce qu'il n'est pas.

Défauts oculaires combinés
Quand les défauts de vision se combinent, c'est en rapport avec une combinaison des traits de personnalité décrits plus haut. L'astigmatisme peut se combiner à la myopie ou à la presbytie. Bien sûr, on peut rencontrer ces caractéristiques chez certaines personnes sans qu'elles présentent en même temps des troubles de vision, mais chez les personnes qui ont des problèmes de vision, ces caractéristiques sont très fortes.

Les myopes voient mieux de près. Les hypermétropes voient mieux de loin. Dans de rares cas, on peut être myope d'un œil et hypermétrope de l'autre, mais jamais myope et hypermétrope du même œil. Quand on ne voit bien ni de loin ni de près, c'est en raison d'une rigidité du mécanisme d'accommodation, qui reflète alors la rigidité d'esprit de la personne. Les techniques de relaxation et les exercices visuels peuvent amener le retour à la souplesse. La personne constate alors, également, plus de souplesse dans ses processus mentaux.

Vues : 71

Commenter

Vous devez être membre de L'Unité pour ajouter des commentaires !

Rejoindre L'Unité

Commentaire de l'Unité le 1 avril 2013 à 17:16

Fleur, merci d'indiquer le lien où tu as trouvé ce texte.. :-)

En tout cas très sympa à voir :-) :-) :-) 

© 2019   Créé par l'Unité.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation