Quand mon cœur souffre et qu’Anahata se resserre jusqu’à cette sensation d’un douloureux pincement, j’essaye de continuer à respirer. A rester en ouverture. J’accueille la souffrance, les larmes, je cesse de résister. Je sais que si je résiste, tout le processus va durer beaucoup plus longtemps. J’accepte d’être vulnérable. Ma raison me dit que c’est une bonne occasion de cultiver le détachement mais bien sûr mon cœur ne l’entend pas de cette oreille ! Me reste le souffle, l’ouverture de la cage thoracique.

Quand mon cœur souffre, je dépose une goutte d’huile essentielle de rose sur mes poignets et sur le plexus, et je me laisse bercer. Je me dis que je suis dans les bras d’Amma, ou bien je rejoins ce mouvement continuel de la vie qui berce tous les êtres.

Quand mon cœur souffre, je ne me dis pas, même si c’est très tentant (!), que c’est de la faute d’untel qui a dit ceci ou n’a pas fait cela, ou qui n’est pas adulte dans son comportement, non, j’accepte que ce soit ma souffrance à moi. Je m’identifie quelques instants avec cette souffrance, suffisamment en tout cas pour qu’elle puisse s’exprimer, mais sans perdre de vue que je suis autre chose que cela.

Car même quand mon cœur souffre, je continue d’entendre battre le tien. Et si toi aussi tu souffres, ma souffrance s’envolera pour que je puisse te prendre par la main. Et te sourire. Comme l’arc-en-ciel naissant à travers les larmes.

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Commentaire de Yksis le 23 octobre 2015 à 0:17

Je ne sais pas si l'on peut vraiment raisonner un cœur qui souffre, Long… Ce n'est pas mon vécu en tout cas. A cœur qui souffre, je réponds par la compassion, la présence ou le partage. Je réponds avec mon cœur. Ou avec mes bras. Mon cœur qui souffre me dit que je ne suis pas au bout de la route, et aussi que je suis vivante et vibrante. Autrefois on chantait des berceuses ou bien on lisait des histoires aux enfants pour les endormir. A cœur qui souffre je raconte une histoire. Je sais bien les raconter pour les autres. Je vais de ce pas me chanter une berceuse…

Commentaire de LONG le 21 octobre 2015 à 0:50

On peut lire, étudier et connaître tous les livres sacrés et spirituels  du monde, consulté des sages et des maîtres, mais le vrai maître demeure la souffrance où tout le monde chercheur spirituel,pauvre, riche, roi, reine, président, employé…y est soumis.


Le poète Alfred de Musset a dit un jour : ‘ L’homme est un apprenti, la douleur est son maître et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert.’ On ne peut éluder la souffrance car elle joue un rôle majeur souvent incompris et rejeté par l’humanité . Elle joue le rôle de Purification, d’Enseignement, de Rédemption et d’Éveil.

L’Ignorance est la cause majeure de la souffrance : ignorance sur son Soi, ignorance des lois cosmiques, ignorance de la conscience de dualité, ignorance de notre propre aveuglément et de notre coma spirituel, ignorance conduisant au déniement et rejet du Créateur….

- La souffrance nous amène à la frontière du dharma (enseignement) du Bouddha et l’Enseignement du Christ.

- La souffrance n’est pas nécessaire en soi. Lorsqu’ une personne refuse d’apprendre à aimer et pardonner , la souffrance est rendue nécessaire à travers les leçons négatives de sa vie .

- Voir la souffrance comme une leçon à apprendre et non comme une punition; c’est là qu’elle prend tout son sens. Cependant à son stade ultime, la souffrance perd tout son sens et devient une illusion.


La souffrance a un rôle rédempteur, celui de nous rappeler que nous sommes tous Enfants de Dieu quelque soit nos croyances, religions ou idéologies…que la Volonté Dieu qui est toujours Amour, n’est pas que nous souffrons.

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