Quelle sera votre rime ? - Hommage à Robin Williams qui a rejoint les étoiles...

♥ Hommage à Robin Williams

Il était l'un des acteurs les plus brillants de sa génération, lauréat d'un oscar, reçu en 1998, pour " Will Hunting " , dans la catégorie meilleur second rôle. Il avait été nominé trois autres fois. Sa carrière s'est étalée sur quatre décennies, passant d'un registre à l'autre, du dramatique au comique en passant par la télévision. Il a conquis le grand public du monde entier avec un rôle poignant de professeur brillant face à des adolescents influençables dans " Le cercle des poètes disparus "  (1989), et dans un registre comique dans des films comme " Madame Doubtfire " (1993), qui lui a valu un Golden Globe, ou encore dans la série de films pour petits et grands " La nuit au musée " .... etc...

Cette nouvelle inattendue, choquante et extrêmement triste arrive cet après-midi. Acteur oscarisé, Robin Williams est décédé le 11 août 2014, à l'âge de 63 ans.

Les premiers rapports indiquent que l'acteur a peut-être pris sa propre vie. Au delà des apparences, Robin Williams, l'acteur qui a su nous faire passer du rire aux larmes, était un homme qui souffrait de grande dépression depuis des années et avait suivi plusieurs cures de désintoxication... Son départ précipité, à 63 ans, serait (comme Maryline) un suicide... Il a choisi de partir en mettant fin à sa vie ici-bas.

C'était peu de temps avant l'arrivée des films d'appel, et R. Williams s'était taillé une impressionnante carrière avec des rôles à la fois comique et spectaculaire, ou plus souvent avec des éléments des deux.

Des réalisateurs comme Barry Levinson (" Good Morning Vietnam "), de Terry Gilliam (" Les aventures du baron de Munchausen », « The Fisher King "), Steven Spielberg (" Hook ", " AI "), Mark Romanek (« One Hour Photo »), Gus Van Sant (" Good Will Hunting "), Kenneth Branagh (" Dead Again "), Penny Marshall (" Awakenings  "," Hamlet  "), Christopher Nolan (" Insomnia ") et d'innombrables autres trouvent tous différentes nuances de son talent dans le travail. 
Et même dans un rôle d'animation, de jouer le génie dans "
Aladdin", l'énergie féroce Williams dans ce dessins animé de Disney ne pouvait pas être contenue.

Mais l'acteur a aussi montré qu'il pouvait éteindre la personnalité et le charisme qui l'ont rendu célèbre, et, sans crainte, a joué des rôles plus sombres, souvent dans des productions indépendantes. 

Il contestait systématiquement son travail, mais n'a jamais complètement laissé ses compétences comiques qui lui ont valu un public fidèle. Et pour ces efforts, il a été honoré à maintes reprises par le public et l'industrie, remportant un Oscar pour " Good Will Hunting " (il a été nommé un total de quatre fois), en plus de 2 Emmy Awards, 4 Golden Globes, 5 Grammys et plus. Les derniers rôles de R. Williams  étaient la comédie "Joyeux putain de Noël" et dans le film d'animation des Monty Python "absolument tout." Il avait également contribué au tournage de "La Nuit au musée : secret de la tombe". Etc...

R. Williams a été aussi un toxicomane dans les années 70 et 80, mais avait arrêté. Cependant, il a été admis de nouveau en cure de désintoxication en 2009 pour dépendance à l'alcool, et plus récemment (le mois dernier)  il avait prévu d'en faire une autre pendant plusieurs semaines.

R. Williams va beaucoup nous manquer.

Ceux qui ont travaillé avec lui savaient qu'il était un génie et le plus rare des talents. Après des nouvelles de sa disparition, ses amis et admirateurs professionnels ont exprimé leur amour pour l'homme.  Steve Martin a parlé d' un "grand talent, un partenaire agissant, une véritable âme." 

 

L’acteur, originaire de Chicago, avait trois enfants. Sa femme Susan Schneider, épousée en troisièmes noces en 2011, a dit dans un communiqué distinct avoir

- « perdu ce matin son mari et meilleur ami, pendant que le monde a perdu l’un de ses artistes les plus aimés et l’un des plus beaux êtres humains ».

- « Mon cœur est totalement brisé », a-t-elle ajouté, demandant que

- « l’accent ne soit pas mis sur sa mort mais sur les moments de joie innombrables et de rire qu’il a donnés à des millions de gens ».

La carrière de Robin Williams s’est étalée sur quatre décennies, passant d’un registre à l’autre, du dramatique au comique en passant par la télévision.

* * * 

Robin Williams (1951-2014) Tribute - Best Movie Moments :

* * * 

  Merci Robin pour tout ce que tu nous as offert ici-bas...
Gratitude à l'homme-acteur.
Namasté

... Au revoir bel ami … ♥

* * *

C'est difficile de bien résumer l'impact de R. Williams, mais cette vidéo de Peter Weir " Dead Poets Society - le cercle des poêtes disparus ", dit à peu près tout :

Passage du film " Le cercle des poêtes disparus "

Texte de la vidéo ci-dessus (à méditer)

" C'est une bataille, une guerre, dont les victimes pourraient être vos coeurs et vos âmes. A bas ces académiciens frileux qui mesurent la poésie comme de la rayonne. Non, non, nous n'en voulons pas ici, chassons tous les trichards !

A présent, dans cette classe, vous apprendrez à penser par vous-mêmes. Vous apprendrez à savourer les mots et le langage : en dépit de tout ce qu'on peut vous raconter, les mots et les idées peuvent changer le monde.

Je vois dans l'oeil de Monsieur Pitss, là, que la littérature du XIXème siècle n'est d'aucune utilité pour la banque ou  la médecine. Hein ? vrai ? Peut-être !

Monsieur Pitss est bien d'accord et Vous pensez " Oui, bornons-nous à apprendre notre Monsieur Pritchard et annoner nos rimes et puis nous attaquerons notre programme réel pour satisfaire nos vraies ambitions "...

J'ai un petit secret à vous dire, approchez  :

On lit ou on écrit de la poésie non pas parce que c'est joli. On lit et on écrit de la poésie parce que l'on fait partie de l' Humanité, et que l' Humanité est faite de passions. La médecine, le commerce, le droit, l'industrie sont de nobles poursuites et sont nécessaires pour assurer la vie. Mais la poésie, la beauté, l'amour, l'aventure, c'est en fait pour cela qu'on vit.

Pour citer Withman (Walt Whitman - 1819-1892) : 

- " Ô moi, ô la vie, tant de question qui m'assaillent sans cesse.
Ces interminables cortèges d'incroyants, ces cités peuplées de sots...
qui a-t-il de bon en cela, ô moi, ô la vie ? "


Réponses :

- " Que tu es ici.
- Que la vie existe.  Et l'identité.
- Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime...

Quelle sera votre rime ? "

Et vous, quelle sera votre rime ???

Vues : 467

Commenter

Vous devez être membre de L'Unité pour ajouter des commentaires !

Rejoindre L'Unité

Commentaire de CATHY FROMENT le 14 août 2014 à 18:42

Robin Williams jouait souvent des personnages qui, afin d' être vraiment qui ils étaient (dans presque chaque rôle qu'il a joué), se remettaient en question et osaient défier les règles établies et pourtant "inapplicables parce que enfermantes/sclérosantes", les conventions etc... un être capable de secouer les chaînes d'une organisation/civilisation périmée, repoussant les limites et ses limites personnelles toujours au-delà (et/ou poussant les autres à en faire autant) afin de se réaliser...

C'était un être qui ne vieillissait pas : il est resté toujours jeune dans son mental... tel un enfant qui sait très bien ce qu'il veut pour lui et son épanouissement. 

Il me fait penser à deux  textes :

  • de Thomas Mann, écrivain allemand ( né le 6 Juin 1875 - dcd le 12 Août 1955) : 

" Être jeune, c'est être spontané, rester proche des sources de la vie, pouvoir se dresser et secouer les chaînes d'une civilisation périmée, oser ce que d'autres n'ont pas eu le courage d 'entreprendre ; en somme, se replonger dans l'élémentaire..."

(Extrait de " Le docteur Faustus " )

  • du Général Douglas MacArthur, général américain et field marshal philippin (né le 26 janvier 1880 – dcd le 5 avril 1964) :

" On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années ; on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal : les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme". 

(Extrait de Normal Instructor & Primary Plans)

... comme des messages que Robin nous aurait répétés tout au long de sa carrière et laissés avant de partir...

Commentaire de CATHY FROMENT le 13 août 2014 à 19:45

Poême intégral écrit par Walt Whitman : 

  « Ô moi, ô la vie ! 

Ô Moi ! O la vie ! Les questions sur ces sujets qui me hantent,
Les cortèges sans fin d'incroyants, les villes peuplées de sots,
Moi-même qui constamment me fais des reproches, (car qui est plus sot que moi et qui plus incroyant ?)
Les yeux qui vainement réclament la lumière, les buts méprisables, la lutte sans cesse recommencée,
Les pitoyables résultats de tout cela, les foules harassées et sordides que je vois autour de moi,
Les années vides et inutiles de la vie des autres, des autres à qui je suis indissolublement lié,
La question, O moi ! si triste et qui me hante - qu'y a-t-il de bon dans tout cela, O moi, O la vie ?
Réponse:
Que tu es ici - que la vie existe et l'identité,
Que le puissant spectacle se poursuit et que tu peux y apporter tes vers.    »

Ce poême, bien qu'écrit en 1872, par Walt Whitmann, dans « Leaves of Grass (Feuilles d'herbe) » semble toujours d'actualité.

* * * 

Biographie du poête :

Né le 31,05,1819 à Long Island (New York) - Dcd le 26.03.1892 à Camden (New Jersey)

Walt Whitman est un poète et humaniste américain. Son chef-d'œuvre est sans conteste son recueil de poèmes "Leaves of Grass" ("Feuilles d'herbe").

Whitman naquit dans une ferme près de l'actuelle South Huntington, Long Island. Il fut le deuxième de neuf enfants. Sa famille déménagea à Brooklyn en 1823, où il suivit six ans de scolarité seulement, avant d'entrer comme apprenti dans un atelier d'imprimerie. Autodidacte, il lut alors Homère, Dante et Shakespeare.

Après deux ans d'apprentissage, Whitman se rendit à New York pour y travailler dans différents ateliers d'imprimerie. Il fréquente alors opéras, théâtres et bibliothèques. C'est en 1835 qu'il fonda et édita le journal The Long-Islander dans sa ville de Huntington en 1838 et 1839. Il continua d'enseigner à Long Island jusqu'en 1841. Il rédigeait en outre des articles comme pigiste pour des magazines populaires et écrivit des discours politiques.

Durant deux ans, il fut rédacteur pour l'influent Brooklyn Eagle (en pleine guerre d'annexion du territoire mexicain qu'était le Texas, il y écrivit : « Oui, le Mexique doit être sévèrement châtié. Que nos armes soient désormais portées de manière à apprendre au monde entier que, bien que nous n'aimions pas les querelles, l'Amérique sait comment frapper et connaît les moyens de s'étendre. ») ; toutefois, à la suite d'une scission au sein du Parti démocrate, il fut relevé de ses fonctions pour avoir soutenu le Free-Soil party.

Après l'échec de ses tentatives pour fonder un journal Free Soil, il fut ballotté d'un emploi à l'autre. Entre 1841 et 1859, Walt Whitman édita un journal (The Crescent) à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, deux à New York et quatre autres à Long Island. À la Nouvelle-Orléans, il découvrit le marché aux esclaves qui se tenait régulièrement dans cette ville à cette époque. C'est là qu'il se mit à écrire des poèmes, et bientôt cette activité supplanta toute autre.

En 1855, il publie la première version de "Feuilles d’herbe", recueil de poésie à la versification inédite où il clame dans une langue populaire, la sensualité et la liberté. Il remaniera toute sa vie ce recueil de poèmes.

Commentaire de CATHY FROMENT le 13 août 2014 à 10:52

" Quoi qu'on te dise, les mots et les idées peuvent changer le monde "

(Robin Williams - Le cercle des poêtes disparus)

Commentaire de CATHY FROMENT le 12 août 2014 à 19:44

" Au-delà de nos rêves",  superbe film, un de mes préférés aussi -:))

Synopsis :

Chris et Annie forment un couple indissolublement lié, capable de surmonter les plus rudes épreuves. Après quelques années d'une vie idyllique, leurs enfants, Ian et Marie, leur sont brutalement arrachés dans un accident de voiture. Si Chris cache sa douleur, Annie s'éloigne inéxorablement de lui, se mure dans sa solitude et se réfugie dans la peinture. Quand Chris est à son tour victime d'une tragique collision. Il meurt mais ne disparait pas. Il connait une autre vie à travers les peintures d'Annie qui se mettent à s'animer et il comprend, ainsi, l'âme de sa femme qu'il rejoindra et sauvera.  Ensemble, ils retrouveront leurs enfants et leur chien, de l'autre coté de la porte...

Une réinterprétation magnifique  et revisitée du mythe d'Orphée...

* * * 

Si on n' éprouvait  plus que de la joie, si on créait son monde en y mettant tout ce que l'on veut, si tout ce que l'on imagine devenait la réalité,  si on ne connaissait plus la peur...  jusqu'où irions-nous ?

Commentaire de Ailedeau le 12 août 2014 à 19:07

un de mes films preferées

© 2019   Créé par l'Unité.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation