Votre 3ème défi pour une meilleure Vie : Reprendre le pouvoir sur votre vie… JJ CreveCoeur

Voici le troisième des dix défis que je vous lance afin de créer une meilleure vie pour vous-même en cette année 2016 (* voir note en bas de page) ! Si vous avez raté les deux premiers défis, il n’est pas trop tard pour vous rattraper. En février (cliquez ici pour accéder à l’article), je vous ai invités à désencombrer votre vie, à faire le vide pour accueillir la nouveauté dans votre existence. Et en mars (cliquez ici pour accéder à l’article), je vous ai encouragés à poser vos limites et à ne plus faire de concession ! À présent, je vous invite à découvrir et à mettre en œuvre un troisième défi : celui de reprendre le pouvoir sur votre propre vie !

COMMENT AVONS-NOUS PERDU LE POUVOIR SUR NOTRE VIE ?

Pour reprendre le pouvoir, il faut d’abord s’interroger sur les raisons pour lesquelles nous l’avons perdu ! Si les raisons sont multiples, le mécanisme est toujours assez similaire. Nous perdons le pouvoir sur notre vie chaque fois que nous acceptons d’être éloigné de notre vérité. Et ça commence dès le plus jeune âge. Par exemple, lorsque nous faisions nos premiers pas, de manière encore incertaine, il arrivait que nous tombions et que nous nous fassions mal. Cette douleur, nous la ressentions. Elle était bien réelle. Pourtant, les adultes responsables de notre éducation intervenaient la plupart du temps pour nier cette réalité, en disant : « Mais non, tu n’as pas mal ! Ce n’est rien ! » Nous nous retrouvions donc coincé entre ce que nous ressentions d’une part, et ce que les adultes nous disaient que nous devions penser d’autre part. Comme à cette époque, notre survie physique dépendait entièrement de ces adultes, nous n’avions pas d’autre choix que de privilégier leur version des faits (« je n’ai pas mal ») au détriment de notre réalité vécue (« j’ai mal »).

Lorsque nous avons commencé à maîtriser le langage et la pensée, le même mécanisme pervers s’est installé insidieusement dans notre vie. Face à l’autorité de nos éducateurs, nous avons progressivement intégré l’idée que les autres savaient toujours mieux que nous ! Y compris pour des questions qui concernaient notre réalité. Combien de fois n’avons-nous pas subi des injustices de la part de nos parents ou de nos professeurs, en sachant très bien que nous étions dans notre droit mais que nous étions obligé de courber l’échine et de nous soumettre ? À un point tel que nous avons fini par intégrer cette croyance : « On ne s’oppose pas à ceux qui se trouvent en position d’autorité » ou « S’ils sont en position d’autorité, ils savent probablement mieux que moi ce qui est bon pour moi… ». D’ailleurs, combien de fois n’avons-nous pas entendu cette fameuse phrase : « Mais, c’est pour ton bien, tu sais ! »

Je pourrais multiplier les exemples dans tous les domaines de notre vie, y compris dans notre vie d’adulte. Combien d’experts ne nous dictent-ils pas, quotidiennement, comment nous devons manger, comment nous devons nous habiller, comment nous devons bouger, comment nous devons baiser, comment nous devons penser, comment nous devons nous soigner, ce que nous devons croire et ne pas croire, comment nous devons nous comporter pour être de bons citoyens ou de bons employés, comment nous devons nous positionner face aux grandes questions de société ? Avec pour résultat que nous ne vivons plus une vie qui correspond vraiment à notre essence profonde ! À force d’écouter les autres et de leur laisser le soin de nous dicter ce que nous devons faire de notre vie, nous nous sommes éloignés de nous-mêmes et nous avons perdu le pouvoir sur notre existence !

RETOURNER À LA RACINE DU CERCLE VICIEUX

Mais alors, si ce phénomène de perte de pouvoir est si généralisé, comment reprendre le pouvoir sur notre propre vie, me direz-vous ? Le principe est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît à première vue. En effet, la première étape de la reprise de pouvoir, c’est de reconnaître que si les autres ont du pouvoir sur nous, c’est parce que, involontairement et inconsciemment, nous leur donnons le pouvoir d’avoir du pouvoir sur nous ! Je vous invite à faire l’exercice immédiatement, car cela fera partie du défi que je vous inviterai à relever pour ce mois-ci. Choisissez dix situations où vous avez le sentiment que quelqu’un d’autre a le pouvoir sur votre vie. Puis, posez-vous la question suivante : « Qu’est-ce que j’ai fait ou qu’est-ce que j’ai dit, qu’est-ce que je n’ai pas fait ou qu’est-ce que je n’ai pas dit qui permet à cette autre personne d’avoir autant de pouvoir sur moi ? »

Vous comprenez le renversement de perspective ? Au lieu d’accuser l’autre de prendre le pouvoir sur vous, regardez honnêtement en quoi vous êtes son complice en lui donnant le pouvoir et les moyens d’exercer un pouvoir sur vous ! Car, c’est ce que nous sommes tous, lorsque nous subissons le pouvoir de quelqu’un : son complice ! Voulez-vous quelques exemples ?

— Je subis le harcèlement moral d’un collègue de travail. En quoi suis-je complice de cette situation ? Ça peut être que je n’ai rien dit lorsqu’il a commencé à me harceler. Je n’ai pas été trouver mon chef de service pour l’informer de la situation… Je n’ai pas remis mon collègue à sa place quand il a commencé son jeu… Du coup, mon silence et mon absence de réaction l’ont encouragé à poursuivre son jeu pervers. Dans ce sens, je lui ai donné le pouvoir de me harceler, ou en tout cas, de continuer de me harceler !

— Mon médecin me prescrit de plus en plus de médicaments dont je subis les effets secondaires.En quoi suis-je complice de cette situation ? Je suis complice parce que j’accepte sans rien dire toutes les prescriptions qu’il me donne. Je suis complice parce que je ne pose aucune question à mon médecin, à propos de ses choix de prescription et à propos des effets secondaires des médicaments qu’il me conseille… Du coup, n’étant pas remis en question, mon médecin continue d’exercer son pouvoir sur mon corps… Pourtant, c’est avec mon corps qu’il joue, pas avec le sien !

— Mon fils est un bon à rien qui, à 27 ans, vit encore sous mon toit et se fait complètement entretenir par moi ! En quoi suis-je complice de cette situation ? En fait, je n’ai jamais posé mes limites par rapport à lui, je ne lui ai jamais posé d’ultimatum par rapport à son autonomie ! Je ne lui ai jamais dit que je n’étais pas d’accord de continuer à l’entretenir sur les plans financier et alimentaire au-delà d’un certain âge. Du coup, mon acceptation silencieuse a renforcé sa position et je ne fais que subir son pouvoir…

— Je ne me permets jamais de prendre du temps pour moi ! Je me sens toujours coupable si je ne m’occupe pas des autres… En quoi suis-je complice de cette situation ? Ici, la réponse est un peu plus subtile, puisque je ne suis pas en relation directe avec quelqu’un ! En réalité, je reste fidèle aux messages reçus pendant mon éducation où on me disait qu’il fallait que je m’occupe des autres plutôt que de moi-même. Donc, ici aussi, je donne à mes éducateurs le pouvoir de dicter ce que doit être ma vie, même si ces éducateurs ne sont plus physiquement présents dans mon existence !

REPRENDRE LE POUVOIR

Venons-en maintenant au défi que je voudrais vous lancer, à savoir : « reprendre le pouvoir sur votre propre vie ! » Autrement dit, vivre la vie qui correspond à votre réalité, à votre vérité, à vos aspirations, plutôt que de subir la loi que les autres (présents, absents ou morts) vous imposent avec votre complicité. Pour ce faire (nous l’avons vu plus haut), la première clé consiste à reconnaître systématiquement en quoi VOUS donnez aux autres le pouvoir d’avoir du pouvoir sur vous ! Une fois que vous avez identifié votre part de responsabilité (ce qui, en soi, est déjà une reprise en main de votre vie), la deuxième étape consiste à cesser d’alimenter le pouvoir de l’autre, en posant des actes différents de ce que vous avez fait jusqu’à présent.

Reprenons les exemples cités plus haut, pour illustrer cette deuxième étape :

— Dans la situation de harcèlement, vous pouvez demander à votre collègue de cesser son comportement ; vous pouvez demander à votre chef de service d’animer une réunion de médiation ; vous pouvez consulter le syndicat et lui demander d’intervenir en votre faveur ; vous pouvez engager un avocat spécialisé dans les questions de harcèlement…

— Dans votre relation à votre médecin, vous pouvez lui poser des questions chaque fois qu’il vous fait une prescription ; vous pouvez exiger qu’il vous lise la notice d’effets secondaires ; vous pouvez demander un deuxième avis à un autre médecin ; vous pouvez refuser de prendre certains médicaments tant que vous n’obtenez pas vos réponses…

— Avec votre fils de 27 ans, vous pouvez lui dire que vous ne voulez plus l’entretenir ; vous pouvez lui donner un préavis d’un mois pour qu’il se trouve un autre logement et un boulot ; vous pouvez exiger qu’il travaille pour vous, pour payer sa part d’hébergement et de nourriture…

— Par rapport à votre culpabilité, vous pouvez décider d’être infidèle aux messages reçus pendant votre éducation ; vous pouvez vous donner la permission de prendre soin de vous une fois par jour ou par semaine ; vous pouvez décider de dire non à certaines sollicitations d’aide…

Comme vous le constaterez en relisant ce dernier paragraphe, aucune des stratégies présentées ne dépend des autres pour être mise en œuvre ! Tous ces actes et toutes ces paroles, personne ne peut vous empêcher de les poser ou de les prononcer… Ça ne veut pas dire que vous obtiendrez toujours satisfaction. Mais au moins, vous ne serez plus complice de ce que vous avez subi jusqu’à présent.

À VOUS DE JOUER, À PRÉSENT…

Encore un dernier conseil, pour vous aider dans la réalisation de ce défi : faites confiance dans votre ressenti, surtout s’il s’agit d’un malaise. En fait, la plupart du temps, le malaise est le meilleur des indicateurs dont vous disposiez pour repérer des situations où vous subissez le pouvoir de quelqu’un ! À partir de là, regardez en quoi vous êtes devenu(e) complice de ce pouvoir et examinez quels actes vous pourriez poser pour ne plus alimenter le jeu de l’autre. De cette façon, petit à petit, vous redeviendrez maître de votre vie et vous reprendrez le pouvoir sur votre existence ! On se retrouve le mois prochain pour le quatrième défi !

(*) Ces défis vous sont proposés à raison d’un défi par mois, dans un nouvel article qui sera publié tous les troisièmes vendredis du mois. Ainsi, le défi n° 1 vous a été proposé le 19 février, le défi n° 2 le 18 mars, ce défi n° 3 le 15 avril jusqu’au défi n° 10 qui vous sera proposé le 18 novembre. Et le vendredi 16 décembre, quelques jours avant le solstice, nous ferons ensemble le bilan de ces dix défis !

PROLONGEZ LA RÉFLEXION GRÂCE À CES QUATRE VIDÉOS SUR YOUTUBE

Cliquez sur les images ci-dessous pour accéder aux vidéos :

   

FR_YT038_LIMITE_Play    

Tous les vendredis, à 6 heures du matin (heure de Paris) – 0 heure (heure de Montréal), je vous propose de changer votre regard sur une dimension de notre existence, à travers une nouvelle vidéo de réflexion de 15 à 20 minutes. Pour vous abonner à ma chaîne Youtube, cliquez ici !

Créer une meilleure Vie, défi 3, Jean Jacques Crevecoeur

Vues : 111

Commenter

Vous devez être membre de L'Unité pour ajouter des commentaires !

Rejoindre L'Unité

Activité la plus récente

Événement mis à jour par corinne du sud
Miniature

Soin de groupe "Orgasmie cellulaireRESTE 2 PLACES à Carqueiranne

16 octobre 2019 de 19:45 à 21:30
hier
Événement mis à jour par Tanguera
Miniature

Méthode Feldenkrais à Sanary à Salle des Lentisques

9 novembre 2019 de 15:30 à 16:30
Vendredi
Événements publiés par Tanguera
8 oct.
Présence a mis à jour son profil
5 oct.

© 2019   Créé par l'Unité.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation