PUBLIÉ LE 6 MARS 2013 PAR 

Vous connaissez Do à travers ses sites web, ses blogs ou ses partages dans ses divers espaces Facebook. Beaucoup d’entre vous, dont certain(e)s qui lui écrivent de temps en temps pour lui témoigner leur gratitude pour son travail inspirant, pensent que Do est heureuse, riche, avec du succès, en pleine santé ?!

Mmmhhh… Pas tout à fait.

Do vit agréablement mais très simplement. Seule, sans enfants et sans conjoint, elle habite un appartement et travaille à la maison. Un choix de vie qu’elle a fait depuis trois ans maintenant en décidant de vivre uniquement de ses revenus de travailleuse autonome. Elle a environ 20 kilos à perdre, un mélange résultant de l’arrêt de fumer, de la ménopause et de la vie en solitaire.

Depuis 2005, Do écrit des articles où elle parle d’elle et de cheminement personnel. Chaque jour depuis décembre 2008, elle partage une pensée inspirante dans Réussir sa vie. Tous les 2-3 jours, dans Chemin de Vie, elle publie un article, un vidéo, une image inspirante ou une pensée. Depuis l’an dernier, Do partage plus personnellement dans ce blog, en collaboration avec moi, son chat Milô. Des milliers de personnes la suivent quotidiennement via ses blogs, ses espaces Facebook et ses bulletins. C’est impressionnant mais elle ne réalise pas vraiment. Elle aime tellement partager des petits bonheurs.

Les premières années, Do alimentait ses blogs bénévolement et avec plaisir. Avec les années et son choix de vivre de façon autonome, elle a ajouté quelques petits produits à vendre qui lui permettent d’avoir un revenu complémentaire.

«Avec tout ce que tu fais sur internet, tu devrais être millionnaire !» lui a dit un coach d’affaires l’an dernier. Ce n’est pas le premier qui lui dit ça. Ouin, sûrement, malgré que ce n’est pas avec de l’affiliation qu’on devient millionnaire.

Do n’a pas encore les moyens de se payer une adjointe même si elle en rêve. L’adjointe s’occuperait notamment de tous les emails et de l’administration pendant que Do aurait enfin le temps de créer et développer ses projets. Ce ne sont pas les idées qui manquent. Surtout, elle pourrait «décoller» de l’ordi dont la dépendance professionnelle et morale commence à lui peser parfois.

Malgré un nombre impressionnant d’heures passées à l’ordinateur, ses projets ne lèvent pas. Quelque chose en elle se trouve toujours coincé, l’empêchant d’avancer, de réussir, sans qu’elle ne sache jamais pourquoi… jusqu’à lundi passé.

Le bogue

Le bogue, il était à un endroit inconnu dans l’âme de Do, caché dans son inconscient. Elle n’arrivait pas à le trouver malgré des années de thérapies et de remises en question. L’impression de toujours avoir un mur qui se plaçait subitement sur le chemin de la réalisation de ses projets, lesquels s’effritaient un par un sans qu’elle ne puisse rien faire, totalement impuissante et sans comprendre la raison de ce résultat non désiré (consciemment…!).

En fait, Do pouvait démarrer un projet mais, tout d’un coup, sans crier gare, quelque chose arrivait et, soit le projet s’évaporait littéralement, soit elle n’arrivait pas à le faire grandir et restait stagnant. Parfois même, Do est descendue la pente de l’autre côté de la montagne sans même avoir eu le plaisir d’arriver à la cime.

Ce pattern s’est reproduit à tous les niveaux de sa vie à partir du moment où elle décidait de créer un projet. Comme si elle n’avait pas le droit de réussir.

Do se sentait coincée dans un recoin d’elle-même sans trouver la sortie et ce, depuis toute petite. Comme si elle ne méritait pas de reconnaissance pour qui elle est, pour son travail, pour tout ce qu’elle donne, qu’elle partage quotidiennement et viscéralement car elle aime tellement partager.

Do aime donner, aider et prendre soin des autres. Elle est bonne pour dire aux autres quoi faire pour améliorer leur vie, pour trouver des solutions à tous les problèmes, pour faire en sorte que tout le monde soit bien et heureux. Mais pour elle…?!

«Prends soin de toi ! T’en fais tellement pour les autres, donne-toi z’en aussi !», lui disaient souvent ses amis. Elle savait – entre ses deux oreilles – comment faire mais elle n’en ressentait pas le déclic. Elle sentait toujours ce mur qui l’empêchait d’avancer, de se donner, de se faire du bien, comme si elle n’en avait pas le droit…

«Tu es super bonne pour materner tout le monde et faire tout ce que tu peux pour que tout le monde soit heureux, lui a dit un ami. On ne peut que t’en être reconnaissant mais, quand tu parles de toi, parfois tes mots sont «vides». Ils ne contiennent pas l’expérience que tu devrais avoir faite, ce vécu que tu ne peux pas avoir puisque tu n’a pas expérimenté ces outils. Tu sais qu’ils sont bons – puisque tu les emploies avec nous et ça fonctionne – mais tu ne les appliques pas à toi-même. C’est dommage car tu es une bonne thérapeute et une bonne amie en qui on peut faire confiance et sur qui on peut compter. En fait, c’est dommage de te voir aller et que tu ne prennes pas soin de toi plus que ça…».

Cordonnier mal chaussé…

Ces mots ont touché Do au plus profond de son coeur.

Ils se sont fait un gros hug et l’ami est parti.

L’ouverture 

Dans les heures qui ont suivi, un «switch» s’est produit dans l’âme et le coeur de Do. Elle a senti le nuage de tendresse envahir sa poitrine et les larmes lui sont montées aux yeux : pour la première fois de sa vie, elle a eu l’impression que quelqu’un lui avait donné l’autorisation, le droit, la permission… de prendre soin d’elle, avant de prendre soin des autres.

Une porte venait de s’ouvrir dans son coeur.

Dès lors, toutes ses envies de prendre soin d’elle – faire du sport, mieux manger, voir du monde, etc… – sont venues se mettre au premier plan de ses priorités conscientes. Do allait arrêter de se cacher derrière son ordinateur comme elle le fait depuis tant d’années, quasiment comme une nonne, et sortir de son trou. Do allait arrêter de prendre soin de tout le monde, de materner toutes les personnes qu’elle aime au risque de gérer leur vie, et va dorénavant s’occuper de sa santé et de sa vie en général… puis des autres !

En fait, depuis quelques années, Do se sentait parfois comme sa mère à son âge : seule, prenant soin de ses patients (elle était infirmière) et de ses enfants, résignée à terminer sa vie seule. Do savait qu’elle portait encore cette empreinte maternelle. En recevant l’«autorisation» de se donner le droit de prendre soin d’elle, cette croyance a sauté elle aussi.

Prendre soi de Soi, c’est plus difficile qu’on le pense mais c’est aussi beaucoup plus facile quand on sent qu’on en a le droit et qu’on le mérite. Pour y arriver, on doit non seulement savoir mais avant tout RESSENTIR cette autorisation d’Être…

On ne sait jamais quels vont être les mots qui vont nous permettre de déconnecter une croyance et guérir un pattern mais ce qui est sûr c’est que, quand on est prêt(e), les mots arrivent…

Miaou !

Milô

.

© Dominique Jeanneret - Vous pouvez reproduire ce texte dans votre site ou blog non-commercial à condition de ne rien y changer, de laisser ces dernières lignes et le lien vers ce blog http://www.blogamilo.com, par respect pour l’auteure, que vous le preniez en entier ou juste un bout. Merci ! 

Vues : 71

Commenter

Vous devez être membre de L'Unité pour ajouter des commentaires !

Rejoindre L'Unité

© 2022   Créé par l'Unité.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation